Guillaume Latendresse et Intelcom ne discutent plus d’une possible transaction avec l’organisation du Phœnix de Sherbrooke. Ce week-end à Halifax, en marge des assises de la LHJMQ et du repêchage 2026, le dossier qui avait mené les propriétaires du club à envisager une vente semble s’être refermé pour l’instant.
C’est Latendresse, seul ancien joueur professionnel impliqué dans l’achat du Phœnix, qui se retrouvait au cœur de la démarche aux côtés d’Intelcom, identifié comme l’acheteur majoritaire intéressé par l’acquisition de l’ensemble des parts de l’équipe. Le groupe mené par l’entreprise de livraison et l’ancien joueur tentait de prendre le contrôle d’un club fondé en 2012 après le départ des Castors, les anciens Faucons de Sherbrooke.
La sortie de route survient alors que le Phœnix demeure une propriété de la LHJMQ encadrée par la ligue dans son processus de vente. Le commissaire Mario Cecchini a déjà confié que la ligue s’intéresse à l’implantation de deux équipes aux États-Unis dans deux ans, avec le Maine, le New Hampshire ou le Massachusetts parmi les territoires évoqués. Dans ce contexte, la situation du club sherbrookois reste suivie de près par le circuit.
Le dossier avait pris de l’ampleur après qu’un montant de 8 M$ aurait été refusé pour la vente du Phœnix par la LHJMQ et les propriétaires de l’équipe. Intelcom, dirigée par son président et directeur général Jean-Sébastien Joly, figurait alors parmi les options sérieuses. Mais la piste est maintenant fermée, du moins entre les parties qui discutaient encore récemment à Halifax.
La rupture ne signifie pas que la porte est fermée à toute transaction. Les propriétaires actuels, Denis Bourque, Mario Beaudoin, Ronald Thibault, Jocelyn Thibault, Stéphane Robidas, Danny Bennett, Jacques Fortier et Mario Aubé, ne ferment pas la porte à de prochains acheteurs intéressés et n’ont pas l’air pressés de vendre. Le Phœnix a pourtant montré qu’il pouvait s’appuyer sur son marché: la dernière saison, il a accueilli plus de 3000 spectateurs par rencontre en moyenne.
Pour l’instant, le club sherbrookois reste donc sur le marché sans accord conclu, avec une transaction avortée et aucune urgence affichée du côté des actionnaires. La suite dépendra moins d’Intelcom et de Latendresse que de la capacité d’un nouvel acheteur à revenir à la table avec une offre que les propriétaires et la ligue jugeront acceptable.
