Lecture: Marina Bastarache révèle un diagnostic qui change le regard sur la maternité

Marina Bastarache révèle un diagnostic qui change le regard sur la maternité

Publié
3 min de lecture
Publicité

a appris, en plein travail sur C’est pour quand, les enfants ?, que ses tests hormonaux étaient anormaux, avant de recevoir un diagnostic d’insuffisance ovarienne précoce. Ce verdict a donné un autre sens au documentaire qu’elle portait déjà sur le désir d’enfant et le moment où l’on devient mère.

La sortie de cette série documentaire en trois épisodes, réalisée par , arrive au moment où la question du calendrier de la maternité reste bien présente au Canada. Bastarache est au centre du projet comme personnage principal et idéatrice, et son histoire répond d’emblée à la question que plusieurs se posent en la voyant parler de grossesse plus tard dans la vie: qu’est-ce qui est encore possible, et pour combien de temps?

Le projet ne se limite pas à son propre parcours. Il suit aussi des couples confrontés à des problèmes de fertilité et à la procréation assistée, avec parmi les personnes qui apparaissent à l’écran. Bastarache a expliqué avoir voulu que les femmes se sentent vues, entendues et comprises, et que ce qui repose sur le corps féminin cesse d’être invisible ou tabou.

- Advertisement -

C’est là que son récit prend toute sa force. Dans la mi-trentaine, elle se disait elle-même dans une « zone grise » sur la question d’avoir des enfants, alors même qu’elle défend dans le documentaire la liberté de choisir plus tard. Son diagnostic rappelle que cette liberté n’offre aucune garantie médicale, surtout quand les spécialistes lui ont conseillé, si elle voulait un enfant un jour, de consulter en fertilité puis de congeler ses ovules.

Bastarache a aussi dit que, comme bien des gens, on a tendance à s’isoler et à essayer de comprendre seul avant de parler, même quand de l’aide est disponible. C’est toute la logique du film: mettre des mots sur une réalité dont on parle encore trop peu, au moment où de nombreuses femmes au Canada deviennent mères après 35 ans. Pour elle, la grande question n’est pas de savoir si le débat existe, mais ce qu’il change quand il devient soudain personnel.

Le documentaire n’indique pas si Bastarache a décidé de congeler ses ovules ou de poursuivre une grossesse. C’est le vide laissé par cette réponse qui pèse le plus: le film donne un visage à une réalité intime, mais il laisse en suspens la suite pour celle qui l’a mise à l’écran.

Publicité
Partager cet article