Lecture: Rosamund Pike reprend un spectateur au Wyndham’s pour un texto en pleine scène

Rosamund Pike reprend un spectateur au Wyndham’s pour un texto en pleine scène

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est remontée sur scène au Wyndham’s theatre de Londres après le salut final de pour réprimander un spectateur qui textotait pendant le climax de sa performance. Le moment, survenu le week-end dernier, a déplacé la fin de la pièce du registre du rappel poli à celui de la confrontation frontale.

La raison pour laquelle l’épisode attire l’attention aujourd’hui tient à ce que Pike a dit ensuite, en s’adressant directement à l’homme assis dans la salle. « Peut-être que c’était très important, et peut-être que vous êtes médecin, et que vous sauvez la vie de quelqu’un, et je l’espère », a-t-elle lancé, avant d’ajouter: « Mais nous voyons ces choses, nous les ressentons. » Elle a conclu: « J’ai l’impression de devoir vous tenir tous, alors quand je ressens cela et que je le vois, c’est difficile. »

Cette sortie a résonné parce qu’elle touche un débat que les théâtres connaissent de plus en plus mal. avait déjà interrompu plus tôt cette année une représentation de dans le après avoir remarqué un spectateur en train de filmer. En 2017, avait stoppé le soliloque « to be or not to be » dans en voyant un spectateur ouvrir un ordinateur portable pour envoyer des courriels. Plus récemment, a critiqué les public qui filment les saluts au lieu d’applaudir, en lâchant: « Clap or don’t clap, but don’t just stick up your phone in our faces. »

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Le malaise dépasse la seule salle de spectacle. L’article relie ce type d’incident à une époque où culture et divertissement sont de plus en plus consommés comme du contenu à documenter, à partager et à faire circuler. La pandémie et l’essor du streaming ont aussi changé les habitudes: des plateformes ont entraîné le public à une consommation morcelée, interrompue, toujours prête à basculer vers autre chose. Au théâtre, ce réflexe se heurte à une règle simple que Pike a rappelée à sa manière: même lorsqu’un téléphone peut servir à quelque chose d’urgent, il reste visible pour ceux qui doivent jouer en face.

La question laissée en suspens est plus concrète que morale. On ne sait pas ce que faisait exactement le spectateur sur son téléphone, ni si l’intervention de Pike l’a fait arrêter. Mais l’échange a déjà posé la limite que la salle ne parvient plus toujours à imposer seule: la scène peut tolérer beaucoup de choses, pas l’idée qu’un public s’y tienne à moitié présent.

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