Lecture: Crise Du Logement à Québec : l’OMHQ traite moins d’aides, mais la pression reste forte

Crise Du Logement à Québec : l’OMHQ traite moins d’aides, mais la pression reste forte

Publié
3 min de lecture
Publicité

L’Office municipal d’habitation de Québec a traité 404 demandes d’aide à la recherche de logement entre le 1er janvier et le 31 mai 2026, une baisse de 58 % par rapport aux 968 demandes enregistrées en 2024. Sur le papier, le recul est net. Dans les faits, il ne signe pas la fin de la crise du logement à Québec.

C’est justement parce que ces chiffres sont nouveaux qu’ils attirent l’attention aujourd’hui. Le marché locatif de la région métropolitaine de Québec affiche désormais un taux d’inoccupation de 2,4 %, contre 0,9 % au cours des deux dernières années. Ce léger relâchement donne plus d’options à certains ménages, mais il ne suffit pas à effacer les difficultés qui poussent encore des personnes vers le service d’aide de l’OMHQ.

résume ce changement avec prudence: le taux d’inoccupation plus élevé « détend un peu le marché », dit-elle, et les gens sont aussi plus conscients de l’état du marché, au point de repousser un déménagement. Mais cette respiration reste partielle. L’OMHQ voit toujours des ménages dont la situation est de plus en plus complexe, avec un besoin d’accompagnement plus serré, dans un contexte de vulnérabilité et de précarité accrues.

- Advertisement -

Le cœur du problème se déplace plutôt qu’il ne disparaît. Lamontagne dit qu’une proportion non négligeable des ménages est en situation d’instabilité résidentielle, et que la part de ceux qui invoquent le coût du loyer comme motif de recherche augmente. Elle ajoute que les cas de défaut de paiement menant à une expulsion ou à un départ forcé sont aussi en hausse. Autrement dit, moins de personnes se présentent peut-être à la porte de l’OMHQ, mais celles qui le font arrivent souvent avec des urgences plus lourdes qu’avant.

Cette lecture rejoint celle de , qui souligne que l’effet d’assouplissement n’est pas le même selon les segments du marché. Dans les constructions neuves, plus chères, les taux d’inoccupation peuvent tourner autour de 6,7 %, alors que dans les segments moins vacants, ils restent près de 1,5 %. Le résultat est un marché à deux vitesses: quelques ménages trouvent davantage de choix, pendant que d’autres continuent de se heurter à des loyers trop élevés ou à des logements hors de portée.

La baisse du nombre de demandes à l’OMHQ ne règle donc pas la question centrale. Elle montre surtout que la crise du logement a changé de forme, pas qu’elle s’est résorbée. Tant que l’abordabilité restera sous pression et que les défauts de paiement continueront d’augmenter, le vrai indicateur à surveiller ne sera pas seulement le volume des demandes, mais le nombre de familles encore coincées entre un marché plus souple et un logement toujours trop cher.

Publicité
Partager cet article