Le Bloc Québécois a remis de l’avant son projet de loi pour faire disparaître la différence de traitement entre les 65 à 74 ans et les 75 ans et plus en matière de Sécurité de la vieillesse. Le parti veut que tous les aînés touchent le même niveau de prestation dès 65 ans, tout en relevant le seuil de revenus de travail permis sans pénalité au Supplément de revenu garanti.
La question remonte maintenant parce que Martin Champoux demande aux autres partis à Ottawa de se ranger derrière la mesure, qui pourrait toucher plus d’un million de Québécois selon le Bloc. Pour les aînés qui restent actifs sur le marché du travail, le plafond de revenus admissibles passerait de 5 000 $ à 6 500 $, une hausse présentée comme un moyen de mieux absorber le choc de l’inflation.
Champoux soutient que les personnes âgées figurent parmi les plus vulnérables quand les prix montent et que les loyers grimpent. Il dit qu’il est inconcevable, à la retraite, de forcer des gens qui ont travaillé toute leur vie à choisir entre se nourrir et payer leurs médicaments. Le député ajoute qu’il est de la responsabilité collective de traiter les aînés avec respect et équité.
Le point de friction demeure entier: la prestation bonifiée existe déjà pour les 75 ans et plus, alors que les 65 à 74 ans n’y ont pas droit au même niveau. En voulant mettre tout le monde sur un pied d’égalité dès 65 ans, le Bloc cherche à effacer cette ligne de partage, mais rien n’indique pour l’instant si les autres partis fédéraux sont prêts à suivre.
Le parti entend donc poursuivre ses démarches auprès d’Ottawa pour faire avancer le dossier. Sans appui confirmé des autres formations, la réforme de la vieillesse qu’il défend reste un test politique autant qu’une promesse de revenu supplémentaire pour des retraités déjà serrés par le coût de la vie.
