Robert Parizeau, homme d’affaires et administrateur décoré de l’Ordre national du Québec, est mort mardi à l’âge de 90 ans. Son fils Jean-Michel a transmis l’avis à La Presse, donnant l’annonce d’un décès qui referme le parcours d’un dirigeant longtemps présent dans les cercles économiques et philanthropiques du Québec.
Il a obtenu un diplôme des Hautes études commerciales en 1957, puis a dirigé pendant 25 ans l’essor de Sodarcan, une entreprise active dans le courtage d’assurance, la réassurance et les services actuariels. Après la vente de Sodarcan à Aon, Parizeau a occupé des sièges au conseil de Power Corporation, de la Banque Nationale, de Gaz Métropolitain, du Groupe Canam et de Van Houtte, une deuxième vie en gouvernance qui l’a maintenu au cœur des grandes décisions d’entreprise.
Cette trajectoire comptait aussi une forte dimension publique. De 2014 à 2018, il a présidé le conseil d’administration du Fonds de solidarité FTQ et a aussi siégé à l’Institut sur la gouvernance d’organisations publiques et privées. Sa portée dépassait le milieu des affaires: avec son épouse Monique, morte en 2024, il s’est engagé dans des causes à l’Université de Montréal, à HEC, au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée d’art de Joliette, à ProMusica et auprès de l’Institut de recherches cliniques de Montréal.
Le contraste est frappant entre l’avis de décès, bref et définitif, et une carrière qui s’est prolongée bien au-delà de l’assurance. Robert Parizeau était aussi le frère de Jacques Parizeau, ex-premier ministre et ministre des Finances du gouvernement du Québec, mort en 2015. La cause du décès n’a pas été rendue publique, laissant en suspens le dernier détail d’une vie marquée autant par les conseils d’administration que par les causes qu’il a choisies d’appuyer.

