Lecture: Roblox et réseaux sociaux : Sadiq Khan soutient une interdiction pour les moins de 16 ans

Roblox et réseaux sociaux : Sadiq Khan soutient une interdiction pour les moins de 16 ans

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Le maire de Londres, , soutient désormais une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Il dit que c’est la seule façon réaliste d’enrayer les dommages subis par les enfants tant que les plateformes n’auront pas prouvé qu’elles sont sûres.

Cette prise de position arrive au moment précis où le gouvernement britannique vient de clore sa , lancée le 2 mars et terminée la semaine dernière. Les ministres examinent maintenant une série d’options qui vont des couvre-feux sur les applications aux limites sur les fonctions addictives, en passant par des contrôles d’âge renforcés, une éventuelle limite d’âge minimale pour les réseaux sociaux et même des restrictions sur le défilement infini et la lecture automatique.

Khan doit détailler sa ligne mardi à Londres, devant des ingénieurs, des fondateurs et des investisseurs. Il veut leur dire que les entreprises technologiques devraient, comme n’importe quel autre secteur, prouver que leurs produits sont sûrs avant d’être mis sur le marché. « De l’alimentation aux médicaments, presque toutes les entreprises doivent prouver que leurs produits sont sûrs avant d’être vendus », a-t-il fait valoir, ajoutant qu’il ne voit « aucune raison » pour que les réseaux sociaux échappent à cette règle.

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Le maire lie aussi ce débat à la violence des contenus que voient les garçons et les jeunes hommes. Il avertira que l’influence croissante de la manosphere risque de créer une génération perdue de jeunes hommes, et il présentera un paquet de 1 million de livres pour les garçons et les jeunes hommes, avec de l’aide pour les élèves vulnérables, un programme pour les pères et des mentors issus du football communautaire. Il appelle les plateformes à expliquer comment la misogynie se propage « comme une traînée de poudre » sur leurs services et à dire comment elles modifieront leurs algorithmes pour l’enrayer.

Cette ligne se heurte pourtant à une opposition de fond. et 42 associations de protection de l’enfance disent qu’une interdiction traiterait les symptômes, pas le problème, et laisserait les plateformes se tirer d’affaire en affaiblissant l’exigence de proposer des expériences sûres et de qualité comme condition d’accès au marché britannique. Khan, qui avait auparavant demandé qu’on observe d’abord l’effet d’une mesure équivalente en Australie, pousse maintenant pour une réponse plus dure; les ministres devront décider s’ils retiennent une interdiction pure et simple pour les moins de 16 ans ou un compromis plus léger fondé sur les contrôles d’âge, les limites sur les fonctions addictives et les restrictions de temps d’écran. Sous les nouveaux pouvoirs prévus par le , c’est cette décision-là qui dira si Londres veut seulement limiter l’accès aux réseaux sociaux, ou obliger les plateformes à changer enfin leur modèle.

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