Le Gala InfluenceCréation 2026 a rempli la Place Bell la fin de semaine passée en cherchant à tourner la page sur son image d’événement peu crédible. L’exercice devait montrer que le contenu québécois sur les réseaux sociaux n’est plus un phénomène marginal, mais un milieu assez solide pour attirer une grande salle et des créateurs bien connus.
Si le nom de Sebastien Delorme circule aujourd’hui, c’est parce qu’il a donné son analyse de l’événement lundi à l’émission de Patrick Lagacé. Son regard tombe au bon moment: le gala vient tout juste d’avoir lieu, et il sert déjà de point d’appui pour mesurer ce que cette scène veut maintenant raconter sur elle-même.
Sur place, des influenceurs et youtubeurs comme Adam Paradisio et Mounir Kaddouri ont profité de l’occasion pour souligner l’essor du contenu québécois sur les différents réseaux sociaux. Le décor comptait autant que les discours. Tenir un gala de ce type à la Place Bell donnait au rendez-vous une ampleur que ce milieu cherche depuis longtemps à revendiquer.
Frédéric Labelle estime que le gala a été un succès, et son jugement compte justement parce qu’il porte sur un événement qui voulait se débarrasser d’une réputation fragile. Pour lui, la soirée a montré un milieu qui s’est professionnalisé, avec des créateurs capables de se rassembler autour d’un événement plus ambitieux que les critiques qui l’accompagnaient encore récemment.
C’est aussi là que la soirée laisse sa vraie question ouverte. Le gala a réussi à attirer l’attention et à donner une image plus crédible du secteur, mais il reste à voir si cette visibilité se traduira en retombées concrètes pour les créateurs québécois. Pour l’instant, la Place Bell a surtout servi à prouver que le milieu veut être pris au sérieux — et qu’il a désormais les moyens de le demander en public.
