Quarante-deux cadavres de chats ont été retrouvés congelés chez un habitant de Leuze, dans l’Aisne, après l’entrée d’un groupe de jeunes dans cette maison très dégradée. Les corps ont été découverts dans un congélateur et un réfrigérateur, une scène qui a déclenché une intervention de la SPA d’Hirson et des forces de l’ordre.
La découverte a été portée à la connaissance de la Société protectrice des animaux d’Hirson samedi 16 mai, puis le dossier a été ravivé cette semaine du 25 mai lorsque l’auteur présumé des faits a été replacé en garde à vue. Jean-Baptiste Miot a indiqué qu’il n’avait pas pu être entendu lors d’une première tentative, ce qui explique pourquoi le dossier a avancé par à-coups avant que les enquêteurs ne reviennent sur place.
Le point central, pour ceux qui cherchent aujourd’hui le journal de montreal sur cette affaire, tient à ce contraste brut: le suspect ne reconnaît aucun fait de sévices sur animaux, alors que les 42 chats ont bien été retrouvés congelés chez lui. Il a soutenu qu’il s’agissait de chats errants morts d’une maladie, placés dans le congélateur parce qu’il ne savait pas quoi en faire.
Les analyses vétérinaires n’ont relevé aucune trace de violences sur les animaux. Le parquet a confirmé que les chats avaient été placés dans le congélateur après leur décès, ce qui a conduit à un classement sans suite de 21 infractions insuffisamment caractérisées. Sur le plan judiciaire, cela ferme une partie du dossier, mais pas la question de fond: comment autant de corps ont pu rester là, sans que personne ne les découvre plus tôt.
Le septuagénaire vivait depuis de nombreuses années sous tutelle et a été considéré comme extrêmement limité intellectuellement. Il doit désormais être orienté vers des structures de soins pour une prise en charge adaptée à son état de santé. Ce que l’on sait, c’est que la procédure pénale ne va pas plus loin pour l’instant; ce que l’on ne sait pas encore, c’est combien de temps les chats sont restés dans le congélateur et le réfrigérateur avant d’être découverts.
