Lecture: Avoine : quatre marques épinglées pour du cadmium dans des flocons très consommés

Avoine : quatre marques épinglées pour du cadmium dans des flocons très consommés

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Les flocons d’avoine se vendent mieux en 2025, avec une hausse de 16 %, mais un test publié dans le rappelle que ce produit du petit-déjeuner n’est pas anodin. Sur 12 références de flocons d’avoine, bio et non bio, quatre marques ont été placées dans le rouge pour des teneurs en cadmium: , Crownfield chez , Chabrior chez et Quaker Oats.

Le contraste est net. Aucun résidu de pesticide n’a été détecté dans les 12 échantillons, mais le cadmium, lui, est apparu dans 100 % des cas, avec des niveaux mesurés allant d’environ 0,008 à 0,019 mg/kg. C’est en dessous de la limite européenne de 0,10 mg/kg pour les céréales, mais pas sans conséquence: une portion de 45 g des produits les plus contaminés représente environ un tiers de la dose hebdomadaire tolérable. Pour un adulte de 70 kg, cette dose fixée par l’EFSA atteint 171,5 µg par semaine, sur la base de 2,45 µg/kg de poids corporel.

Le magazine place aussi en tête trois références jugées les moins contaminées: les gros flocons d’avoine Celnat, notés 18/20, les flocons d’avoine U Bio, à 17,8/20, et les flocons d’avoine Grainéa d’, à 17,7/20. Ces résultats donnent une photographie utile d’un aliment devenu courant dans les bols du matin, les porridges, les overnight oats et les granolas maison. Ils rappellent aussi qu’un produit présenté comme simple et sain peut concentrer un polluant invisible à l’œil nu.

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Le point qui dérange le plus est ailleurs: la contamination au cadmium n’est pas liée aux pesticides, mais au sol. Le texte rappelle que les racines de l’avoine absorbent facilement ce métal, que l’origine de la pollution se trouve surtout dans les sols enrichis par les engrais phosphatés et certaines émissions industrielles, et que l’agriculture biologique n’offre pas de protection spécifique contre ce risque. En France, l’exposition au cadmium est déjà estimée à trois à quatre fois la moyenne européenne, alors que l’ANSES le classe comme cancérogène et toxique pour la reproduction, avec des effets particuliers sur les reins et les os.

La suite dépendra surtout de la façon dont les consommateurs liront ce signal. Les flocons d’avoine restent un achat courant, presque banal, mais cette enquête montre qu’une boîte choisie pour sa réputation santé peut aussi déplacer une partie du problème vers la table du petit-déjeuner. Le vrai enjeu, maintenant, est de savoir si les industriels et les distributeurs vont revoir leurs approvisionnements ou se contenter d’un simple rappel de prudence.

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