Lecture: Taxe sur les assurances : Fréchette dit ne pas avoir su pour la hausse

Taxe sur les assurances : Fréchette dit ne pas avoir su pour la hausse

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dit qu’elle ne savait pas que son gouvernement avait déjà prévu une hausse de taxe qui doit entrer en vigueur le 1er janvier sur les primes d’assurance auto et habitation. Questionnée mardi en commission par , la ministre a répondu qu’elle n’était pas au courant du détail de cette augmentation annoncée en mars 2025.

La hausse fera passer la taxe de 9 % à 9,975 %, soit un point de pourcentage de plus, et doit rapporter plus de 300 millions de dollars par année. Fréchette a soutenu que cela reviendrait à environ 39 dollars par famille, mais sa réponse a aussitôt ouvert un nouveau front politique au moment même où elle défendait un autre paquet de mesures sur le coût de la vie.

Ce paquet présenté lundi comprend notamment l’abolition de la TVQ sur les produits d’épicerie, une mesure évaluée à 100 millions de dollars de revenus annuels pour l’État. La ministre voulait montrer qu’elle redonnait de l’air aux ménages, dans un contexte où le gouvernement cherche à parler de soulagement concret plutôt que de nouvelles charges.

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Le problème, c’est que la hausse de taxe sur les assurances avait déjà été planifiée avant cette annonce. En commission, Fortin a rappelé le contraste entre les deux messages, lançant: «Vous arrivez avec des mesures pour dire “on va en redonner aux Québécois”, mais, le 1er janvier, vous arrivez avec des mesures qui vont aller piger dans les poches des Québécois, après l’élection comme par hasard». Fréchette a répliqué qu’elle ne voulait pas revenir sur des décisions prises dans des budgets antérieurs et qu’elle agissait «sur le futur».

Interrogée sur le calendrier et sur sa connaissance du dossier, elle a d’abord demandé: «Il faudrait voir à laquelle exactement vous faites référence». Puis elle a expliqué: «Ce n’était pas dans mon territoire à moi au moment où ça a été annoncé, j’étais à l’Économie, à l’Innovation, à l’Énergie, donc je n’étais pas nécessairement au fait du détail de cette augmentation-là.» Elle a ensuite ajouté: «C’est une décision qui avait été prise non pas au budget dernier, mais à l’autre précédent en mars 2025. C’est une harmonisation avec le fédéral».

Le fond de l’affaire est donc simple: le gouvernement présente aujourd’hui des allègements sur l’épicerie pendant qu’une hausse déjà inscrite au calendrier se prépare à entrer en vigueur dès le 1er janvier. Et c’est précisément ce décalage qui donne à l’épisode sa portée politique, parce qu’il expose un coût caché au moment où Québec tente de se présenter comme en train de rendre de l’argent aux familles.

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