Rosalie Bonenfant dit aller « très bien », être heureuse et porter plusieurs nouveaux projets. L’animatrice, actrice et documentariste revient d’un séjour à Lille, où elle a présenté Les Saturnides au festival Séries Mania, et elle a aussi confirmé que Deux hommes en or et Rosalie a été renouvelée pour la prochaine saison.
La suite s’annonce chargée pour Bonenfant, qui a également passé 12 jours en Éthiopie pour y tourner un documentaire. Dans le même mouvement, elle voit arriver Les Saturnides, une série de 6 épisodes de 12 minutes qui mélange thriller et horreur. Elle y joue une mère épuisée, prise dans une pandémie de manque de sommeil, un rôle qui tranche avec son image publique plus légère.
Le projet a été terminé à la fin de 2025 et doit être lancé à la fin de 2026. D’ici là, Bonenfant continue d’enchaîner les personnages qui dérangent ou qui ferment la porte aux sympathies faciles. Dans Annie & Joey, elle campe une femme profondément opportuniste qui se met en travers du chemin d’Annie. Elle a aussi joué un petit personnage détestable dans Anna Kiri et dans la série Jérémie.
Cette trajectoire, elle la regarde avec un mélange de fierté et d’inconfort. Bonenfant dit se sentir à sa place, mais aussi un peu en retard sur sa propre vie. Elle confie qu’elle se voyait plus loin à 30 ans. Chez elle, cette gêne passe souvent par le trop-plein de mots: elle dit masquer sa maladresse sociale et son embarras en ne se taisant jamais. « J’espère que ça va se résoudre dans ma trentaine », dit-elle.
La conversation prend aussi une tournure plus large, sans détails dans cet extrait, autour des accusations de népotisme évoquées dans l’entretien. Mais ce que retient surtout Bonenfant, c’est l’accélération de son travail. Elle se dit heureuse, active, et déjà plongée dans une phase où télévision, fiction et documentaire avancent en même temps. Pour l’instant, la question n’est pas de savoir si Rosalie Bonenfant a trouvé sa place; elle dit l’avoir trouvée, même si elle continue de douter du calendrier.

