Lecture: Le Mage Du Kremlin : le film d’Assayas plonge au cœur du pouvoir russe

Le Mage Du Kremlin : le film d’Assayas plonge au cœur du pouvoir russe

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arrive en VOD avec la promesse d’ouvrir les portes d’un système que l’on dit opaque. Adapté du roman de par , le film met en scène dans le rôle de Vadim Baranov et dans celui de Vladimir Poutine, au cœur de la Russie des années 1990, quand l’URSS s’effondre.

Baranov est d’abord artiste, puis producteur de télé-réalité, avant de devenir le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB promis à un pouvoir absolu. Le film est présenté comme une plongée dans les arcanes du pouvoir et comme une chronique documentée des rouages du Kremlin, un terrain où chaque ascension se paie d’une perte plus grande encore.

Le projet porte aussi la marque d’, associé au scénario et à l’adaptation. Ce travail à quatre mains donne au récit une densité politique qui dépasse le simple portrait d’un homme de l’ombre. En mai, l’article d’ place Le Mage du Kremlin parmi plusieurs nouveautés VOD, aux côtés de 28 Ans plus tard: Le Temple des Morts et de Greenland 2: Migration.

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Le contraste avec 28 Ans plus tard: Le Temple des Morts est net. Sorti en salle le 14 janvier, le quatrième volet de la saga 28 Jours plus tard suit Spike, toujours prisonnier du gang des Jimmys, mené par le mystérieux Jimmy Crystal, avec le soutien de l’excentrique Dr. Kelson. À côté de cette course de survie, Le Mage du Kremlin mise sur la parole, l’influence et la fabrication du pouvoir. C’est là que se joue son intérêt immédiat: non pas dans l’action, mais dans la manière dont un régime se construit, se raconte et s’impose.

Ce qui rend le film particulier aujourd’hui, c’est moins son décor que sa méthode. En revenant aux années 1990, quand la Russie entre dans une période de bascule, il rappelle que les systèmes politiques les plus durables naissent souvent dans le désordre, et que les hommes qui les comprennent le mieux sont ceux qui savent se tenir juste derrière le rideau. Le Mage du Kremlin ne cherche pas à rassurer. Il montre comment l’influence peut précéder le pouvoir, puis le façonner à son image.

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