Le tribunal correctionnel de Bastia a condamné quatre personnes mercredi 20 mai 2026, en début de soirée, dans un dossier de trafic de stupéfiants mené entre mars 2023 et juillet 2024 dans la région bastiaise. Deux autres prévenus ont été relaxés au terme de deux jours d’audience.
Christophe Cammellini, 35 ans, a écopé de dix années d’emprisonnement. Les magistrats l’ont suivi sur le rôle central que lui prêtait le ministère public, qui le soupçonnait d’avoir piloté le trafic depuis la prison. Erika Pala a été condamnée à cinq ans de prison, Janique Lauricella à un an de prison avec sursis et Charles François Casado de Matos à trois ans d’emprisonnement, assortis d’un mandat de dépôt à effet différé.
Les enquêteurs avaient saisi pendant l’enquête neuf kilos de résine de cannabis et 141 grammes de cocaïne dans un box situé dans la résidence les Vallons du Macchione, à Bastia. C’est là que s’inscrivait une partie du dossier, qui portait aussi sur des poursuites pour blanchiment. L’affaire était décrite comme un trafic de stupéfiants « ubérisé » et dirigé depuis la maison d’arrêt de Borgo.
Le débat judiciaire a aussi tourné autour des deux relaxes prononcées pour Karim Mekran et François Cay. Pour leur défense, Me Emmanuel Maestrini, Me François Fabiani et Me Virginie Blondio Mondoloni avaient plaidé la relaxe. Me Emmanuel Maestrini a notamment invoqué l’absence d’« éléments techniques ou scientifiques qui viendraient démontrer sa responsabilité dans ce dossier ». Me François Fabiani a salué « une décision fondée en droit », tandis que Me Virginie Blondio Mondoloni l’a jugée « très satisfaisante » et a contesté la « prétendue infraction de blanchiment qu'il n'a pas commise et qui, légalement, n'est pas caractérisée. »
Au-delà des peines, le verdict ferme une séquence judiciaire dense dans la région bastiaise: quatre condamnations, deux relaxes et un dossier qui se referme provisoirement, puisque les prévenus disposent de 10 jours pour faire appel. Le tribunal a tranché; reste désormais à savoir si l’un ou plusieurs des condamnés choisiront de porter l’affaire devant la cour d’appel.
