Lecture: Alexandre Muller publie Outsider, le récit d’un combat caché

Alexandre Muller publie Outsider, le récit d’un combat caché

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raconte à partir du 5 mai 2026 ce que le public ne voyait pas. Dans , publié par et coécrit avec , le joueur français né en 1997 décrit une carrière de haut niveau menée avec la maladie de Crohn, une affection intestinale chronique longtemps tenue hors champ.

Le livre revient surtout sur le 5 janvier 2025, jour où Alexandre Müller a remporté à Hong Kong son premier titre ATP en battant en finale. Ce soir-là, il a gagné après avoir perdu la première manche de chacun de ses cinq matches, au terme d’un tournoi que l’ouvrage présente comme le premier de l’histoire de l’ATP où un vainqueur a disputé cinq rencontres. Il dit aussi avoir pris un anti-inflammatoire avant la finale, malgré les risques liés à sa condition, puis avoir redouté une crise intestinale dès le lendemain.

Ce succès a changé sa trajectoire sportive. Grâce à ce titre, Müller est entré dans le top 50 mondial en 2025, avant d’être appelé en janvier 2026 dans l’équipe de France de . Le livre le montre à un moment où chaque pas en avant dans le classement repose aussi sur une discipline invisible, faite d’adaptation permanente et de gestion intime du corps.

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Cette matière donne au récit une netteté rare. Le tennis de haut niveau y apparaît comme une mécanique où se mêlent santé, récupération, sommeil, nutrition, encadrement, logistique, antidopage, voyages, solitude et charge mentale. Pour Müller, la préparation commence bien avant l’échauffement: il dit devoir savoir où sont les toilettes, anticiper les poussées, limiter l’hydratation, composer avec des déplacements dans un corps qui récupère plus lentement, adapter son alimentation et gérer les traitements. Il écrit: « Je réfléchis avec mon ventre. »

Le point le plus fort du livre tient à ce refus de la posture simple. Müller ne se présente ni en héros pur ni en martyr. À Hong Kong, il a pris un risque pour jouer une finale et transformer une douleur de fond en titre majeur. Cette victoire, et le récit qu’il en fait aujourd’hui, rappellent que son ascension s’est construite autant dans les classements que dans une lutte silencieuse contre une maladie qui ne disparaît jamais vraiment.

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