Jean Reno a dit dimanche 17 mai 2026, dans un entretien accordé au programme YouTube Les Lueurs, que le succès de sa carrière avait eu des conséquences directes sur sa vie privée. L’acteur, né à Casablanca en 1948, a expliqué que l’élan provoqué par Le Grand Bleu avait changé son existence bien au-delà des plateaux de tournage.
« Tu n'as pas réussi sa vie; un film, ce n'est pas une vie. Il y a toujours un contre-coup », a-t-il résumé. Reno a aussi raconté que lorsqu’il a fait le tour du monde avec Le Bleu, « c'était mon premier divorce, je crois », en parlant de Geneviève, la mère de ses deux aînés. Pour lui, le basculement est venu avec la reconnaissance: « Tu comprends que tu as changé de statut », a-t-il dit.
Sorti en 1988, Le Grand Bleu a été un immense succès et a propulsé Reno au rang de star. L’acteur a ensuite bâti une filmographie très fournie, en France comme à Hollywood, avec des titres comme Subway, Nikita, Léon, Les Visiteurs, Ronin et Mission Impossible. Aujourd’hui installé à New York avec son épouse Sofia Borucka, il continue de revenir sur le prix intime de cette ascension.
Ce n’est pas la première fois qu’il évoque ce revers. Le 16 avril 2026, sur Quotidien sur TMC, Reno avait déjà parlé du divorce, de l’absence et du fait de ne pas voir ses enfants grandir. Dans Les Lueurs, il a durci le constat, en disant: « J'ai perdu le goût. J'avais trop de trop. Il m'a fallu un temps pour redescendre ». Il a aussi résumé sa manière d’avancer: « Moi, je ne fais pas les choses à moitié », avant d’ajouter qu’on se heurte forcément à « des portes dans la figure ».
Le récit qu’il livre est celui d’un succès qui a ouvert toutes les portes, mais qui a aussi déplacé le centre de gravité de sa vie. Le Grand Bleu a fait de Jean Reno une figure internationale; lui dit désormais clairement que cette montée en puissance a laissé derrière elle un coût personnel qu’il n’a pas cherché à maquiller.

