Le deuxième entraînement de la journée des Alouettes de Montréal s’est arrêté net mardi, après une collision violente entre Robert Kennedy III et Wesley Sutton lors d’un exercice de couverture. Le choc, entendu dans tout le complexe intérieur du PEPS de l’Université Laval, a éclaté au moment où Davis Alexander a lancé une passe dans un espace très serré, alors que les unités offensives et défensives de premier plan étaient sur le terrain.
Jason Maas a dit que l’action était malheureuse, parce que deux joueurs se battaient pour le même ballon. Il a aussi insisté sur le fait que l’équipe veut des entraînements intenses, avec des situations qui ressemblent au match, même si cela augmente le risque de contact. Selon lui, Kennedy et Sutton avaient surtout plus de peur que de mal, et il ne s’attendait pas à des blessures au-delà de quelques courbatures.
Le entraîneur a ajouté qu’ils devraient probablement être raides mercredi, mais qu’ils seraient tous les deux à l’entraînement. Ce genre d’échange, dans un camp où la compétition est déjà vive, prend une autre dimension au 10e jour du camp, alors que Montréal cherche encore à trancher deux postes de receveur parmi un groupe déjà chargé.
Maas a dit que Alexander Hollins et Jerreth Sterns avaient une longueur d’avance sur les autres pour les deux postes de départ disponibles. Il a expliqué que les deux avaient connu un excellent camp, et il a loué leur expérience et leur capacité à tirer le maximum de leurs occasions. Hollins, vétéran de quatre saisons, a compilé 1 173 verges sur des réceptions, puis 937 lors de ses deux dernières saisons avec les Lions de la Colombie-Britannique, même s’il n’a joué que cinq matchs l’an dernier, terminant avec huit attrapés pour 163 verges.
Sterns, lui, arrive avec trois saisons dans la LCF, dont deux avec Saskatchewan et une avec Winnipeg. Son meilleur exercice remonte à 48 réceptions, 530 verges et quatre touchés. Les Blue Bombers l’ont libéré le 10 février, et il a signé avec les Alouettes le même jour. Tyson Philpot, Tyler Snead et Cole Spieker font aussi partie du groupe de receveurs, ce qui laisse peu d’espace pour se démarquer et explique la tension qui entoure chaque répétition.
La collision de mardi a rappelé à quel point la marge est mince à l’entraînement quand les routes offensives se croisent de près et que la défense doit réagir à la vitesse du jeu. Montréal veut cette agressivité. Mais à mesure que le camp avance, chaque répétition dit aussi quelque chose de la lutte plus large pour des postes qui ne se donneront pas facilement.
