Lecture: Eric Zemmour raconte la naissance tardive de sa candidature et de son livre

Eric Zemmour raconte la naissance tardive de sa candidature et de son livre

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raconte que la première fois qu’une candidature présidentielle lui a été évoquée remonte à un déjeuner, au début de 2015, avec et . Selon lui, Buisson lui avait alors lancé: « Tu dois y aller, c’est ton devoir. »

Dans un entretien accordé à à propos de la nouvelle édition augmentée du Suicide français, publiée par , Zemmour replace cette séquence dans une période où sa notoriété montait vite. Il dit que lui avait proposé un débat sur RTL en décembre 2014, quelques semaines après la parution de son livre, sorti le 1er octobre 2014. À l’époque, dit-il, son essai l’avait d’abord exposé aux attaques et aux moqueries. « Quand le livre est sorti, on m’a traité de prophète de malheur. Plus de dix ans après, les faits m’ont donné raison », a-t-il déclaré.

Ce retour sur les origines de sa trajectoire politique intervient alors que l’ouvrage est relancé dans une version enrichie et qu’une édition américaine doit aussi paraître à l’étranger. Zemmour dit avoir voulu, en 2014, alerter sur ce qu’il voyait comme un basculement du pays; il affirme écrire aujourd’hui pour mobiliser. « En 2014, j’ai écrit pour alerter; aujourd’hui, j’écris pour mobiliser », a-t-il résumé.

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Le point qui ressort de son récit, c’est que rien n’avait été préparé à l’avance. Zemmour dit que l’idée d’une candidature ne lui a pas été soufflée une seule fois par un plan arrêté, mais est revenue de plus en plus souvent au fil des mois et des années. Il insiste aussi sur le rôle central de la bataille culturelle, qu’il dit mieux comprise par la gauche, et sur une vie politique désormais tripartite. Il rappelle que la France a déjà connu une telle configuration sous la Quatrième République.

Cette lecture prend un relief particulier à l’approche de 2027, alors qu’un documentaire sur , sur lequel Zemmour dit travailler depuis deux ans, doit être diffusé en juin sur . Pour lui, la réédition du livre n’a rien d’un exercice universitaire. C’est un acte politique, inscrit dans une bataille qui, selon ses propres mots, n’a fait que se durcir depuis 2014.

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