Lecture: Canadian Buffalo: quand les fans des Sabres ont chanté « O Canada »

Canadian Buffalo: quand les fans des Sabres ont chanté « O Canada »

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Lors d'un match des , la voix de s'est coupée au moment de l'hymne, et la foule a pris le relais en chantant « O Canada ». Le moment a bouleversé l'auteur jusqu'aux larmes, tant il ressemblait moins à un effet de scène qu'à une déclaration collective venue des gradins.

Quelques jours plus tard, a remercié les partisans de Buffalo avec un panneau publicitaire dans le cadre de sa campagne de séries éliminatoires « ». Le geste a prolongé une scène qui résume à elle seule l'idée de Canadian Buffalo: une ville qui ne se contente pas d'être proche du Canada, mais qui vit depuis longtemps avec lui comme avec un voisin de palier.

Cette proximité est, selon le texte, la principale raison pour laquelle Buffalo se sent si liée à ses voisins du nord. La ville est décrite comme la City of Good Neighbors, et l'article insiste sur un lien qui, même sous pression, ne peut pas vraiment être brisé. L'auteur dit aussi avoir vu un drapeau canadien affiché à côté des drapeaux américain et de Buffalo pendant , une image simple qui dit plus que de longs discours sur l'identité locale.

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Mais ce lien sentimental arrive à un moment où les voyages canadiens vers les grandes métropoles américaines ont chuté d'environ 42 % sur un an, selon . Le repli s'explique, d'après le texte, par des tensions commerciales et politiques qui poussent des Canadiens à éviter les déplacements transfrontaliers tout en se tournant davantage vers des destinations outre-mer.

La friction est d'autant plus nette que les rapports entre les deux pays sont décrits comme tendus au point qu'un groupe canadien ne joue plus à Buffalo. Dans une ville où le hockey, la musique et les voyages ont longtemps servi de ponts, la baisse des visites canadiennes montre que l'affection de Buffalo pour le Canada ne suffit pas, à elle seule, à préserver les habitudes de passage. C'est ce décalage qui rend la scène du chant dans les gradins si forte: elle célèbre une proximité réelle au moment même où cette proximité devient plus difficile à vivre.

Pour Buffalo, la question n'est pas de savoir si le lien avec le Canada existe. Il existe, et la foule des Sabres l'a rappelé à haute voix. La vraie question est de savoir combien de temps une ville frontalière peut compter sur la mémoire, le sport et les gestes symboliques quand les voyages, eux, se raréfient.

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