Lecture: Statham et le braquage de 11,6 millions d’euros derrière Un homme en colère

Statham et le braquage de 11,6 millions d’euros derrière Un homme en colère

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En 2021, a sorti , un film porté par dans le rôle de Patrick Hill et inspiré de la production française 11.6. Derrière le thriller, il y a une affaire bien réelle, celle de , convoyeur de fonds dans la région lyonnaise, qui a disparu en novembre 2009 avec un fourgon blindé chargé de 11,6 millions d’euros.

Le détail qui a fait basculer l’histoire tient presque du casse impossible: Musulin a pris la fuite avec l’argent dans l’arrière du véhicule, puis s’est rendu aux autorités en laissant 2,5 millions d’euros introuvables. La police n’a jamais récupéré le reste du butin, et cette part manquante continue de nourrir la légende de l’affaire, au point d’alimenter plus tard le passage à l’écran de ce fait divers hors norme.

Le film de Guy Ritchie ne sort pas de nulle part. Il s’inscrit dans une chaîne d’adaptations qui relie un fait divers français à une relecture américaine, en passant par 11.6, réalisé par et interprété par et Bouli Lanners. Cette version française s’appuyait déjà sur l’un des récits criminels les plus intrigants des vingt dernières années en France.

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L’affaire Musulin a suivi son propre calendrier judiciaire. En 2010, il a été jugé et condamné à trois ans de prison pour simple vol sans violence, puis à deux années supplémentaires pour une fraude liée à une voiture de luxe. Il a finalement quitté la prison en 2013, ce qui répond à la question qui a longtemps collé au dossier: non, l’homme n’est pas resté derrière les barreaux indéfiniment.

Ce qui distingue encore cette histoire, c’est le contraste entre le montant en jeu et la qualification retenue par la justice. Musulin, aujourd’hui âgé de 57 ans, n’a pas été condamné pour un braquage spectaculaire au sens classique, mais pour un vol simple sans violence, malgré des sommes qui ont marqué les esprits et une partie du magot jamais retrouvée. C’est précisément cette zone grise, entre audace, disparition et impunité partielle, qui continue d’expliquer pourquoi le récit de Statham à l’écran renvoie autant au réel qu’au cinéma.

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