Grégory Lorenzi s’apprête à vivre dimanche son dernier match avec le Stade Brestois, lors de la 34e journée de Ligue 1 face à Angers Sco, au coup d’envoi fixé à 21 h. Après dix ans comme directeur sportif et six années passées auparavant comme joueur du club, il va refermer un long chapitre brestois avec le sentiment d’avoir mené sa mission à terme.
« Je pars avec un sentiment de bonheur, de plaisir et de fierté », a-t-il dit, en résumant ce que représente ce départ. Lorenzi a aussi parlé d’un « pen huel », comme d’une page tournée sans amertume, et a expliqué que les dix dernières années avaient été exceptionnelles, avec « beaucoup plus de joie que de tristesse ». Pour lui, ce dernier rendez-vous n’a rien d’anodin: il marque la fin d’un cycle qu’il estime avoir mené jusqu’au bout.
Cette sortie prend une résonance particulière parce que Lorenzi n’est pas seulement une figure de passage. Son histoire avec Brest remonte à ses années de joueur dans les années 1990 et 2000, puis à son arrivée au poste de directeur sportif il y a environ dix ans. Quand il a pris le dossier, l’ambition affichée du club était déjà de retrouver la Ligue 1, et il dit avoir senti cette pression dès le départ.
Le fonctionnement brestois, qu’il décrit comme reposant sur un président, un co-président, un responsable administratif et lui-même sur le volet sportif, a aussi façonné cette décennie. Lorenzi assure qu’il n’avait pas besoin de la validation de son président pour savoir s’il pouvait recruter un joueur, parce que la méthode reposait sur la confiance construite au fil du temps. C’est cette stabilité interne qu’il présente comme l’une des clés de l’aventure.
Mais derrière le bilan, il y a aussi l’usure. Lorenzi a reconnu qu’il ne voulait pas faire « une année de trop » et qu’il n’avait « pas la force de continuer ». Il dit partir sans rupture, tout en laissant la porte ouverte à un rôle informel si le club a besoin de son avis. Le match contre Angers Sco ne sera donc pas seulement un dernier rendez-vous de championnat pour Brest; ce sera aussi le passage d’un témoin dans un club dont l’équilibre sportif s’est longtemps appuyé sur sa présence.

