Lecture: Serbie: arrestation du chef de la police de Belgrade dans une affaire de disparition

Serbie: arrestation du chef de la police de Belgrade dans une affaire de disparition

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a été placé en détention provisoire pour 48 heures dans le cadre d’une enquête sur les circonstances de la disparition d’A.N. le 12 mai, un dossier qui touche désormais l’un des plus hauts responsables de la police de Belgrade. La police criminelle et le service de lutte contre le crime organisé du ministère serbe de l’Intérieur l’ont arrêté vendredi.

Le parquet a indiqué que Milic était soupçonné de ne pas avoir signalé un crime ni son auteur, et d’avoir aidé l’auteur d’un crime. Dans ce dossier, le quotidien affirme que le chef de la police avait « arrangé » une rencontre dans un restaurant de Belgrade entre l’homme disparu et un autre membre des milieux criminels, pour tenter de rétablir des relations détériorées.

Selon cette même version, la rencontre a mal tourné, l’un des deux hommes a été tué par l’autre, puis trois gardes du corps du chef de la police auraient aidé à faire disparaître le corps. Ces éléments n’ont pas été détaillés publiquement par les autorités dans le même niveau de précision, mais ils donnent la mesure d’un dossier déjà lourd, où la disparition d’A.N. se mêle à des soupçons de meurtre et de dissimulation.

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Jeudi, le parquet a annoncé huit autres arrestations dans l’affaire. Elles concernent trois policiers, deux hommes soupçonnés du meurtre, la femme de l’un d’eux, le propriétaire du restaurant et un serveur. L’arrestation de Milic ajoute donc un cadre policier de premier plan à une enquête qui impliquait déjà des agents de police et des suspects liés au crime organisé.

Le ministère serbe de l’Intérieur a ensuite annoncé vendredi à midi qu’il avait relevé de ses fonctions « le colonel de la police Veselin Milic ». Cette décision signale que l’affaire ne se limite plus à une enquête pénale: elle devient aussi une crise institutionnelle pour la police de Belgrade, alors que le parquet cherche à « faire la lumière sur les circonstances de la disparition d’A.N. le 12 mai ». Pour suivre les autres dossiers sensibles qui bloquent Belgrade, notamment celui de NIS, voir aussi Serbien: Wer über NIS entscheidet und warum der Deal stockt.

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