Le vote de l’ESC était ouvert aux pays participants pendant le show du soir, et, pour le reste du monde, le scrutin en ligne restait accessible jusqu’au début de l’émission. En Autriche, les téléspectateurs pouvaient voter en appelant le 0901-05025 puis en composant le numéro de départ à deux chiffres de leur favori, ou en envoyant un SMS au même numéro.
Chaque vote en Autriche coûtait 50 centimes, soit le même prix qu’en Italie. Ailleurs, les écarts étaient nets: 1,5 euro pour un vote en Finlande, 1,4 euro en Estonie, 1,31 euro en Suisse, 14 centimes en Allemagne et 13 centimes au Danemark. Le système Esc.vote met donc en lumière une mécanique simple en apparence, mais très différente selon le pays depuis lequel on participe.
Cette différence de tarifs compte parce que le vote n’est pas seulement une question de préférence musicale: c’est aussi une question d’accès, de coût et de rapidité au moment précis où le direct se déroule. Pour les pays du reste du monde, la fenêtre de vote en ligne se refermait au lancement du show, tandis que les pays de l’ESC gardaient leur droit de vote pendant l’émission. Dans la pratique, cela signifie que chacun n’entre pas dans la même course au même instant.
Le point de friction est là. Le même concours présente un système commun, mais son prix varie fortement selon le pays, du Danemark à l’Autriche en passant par la Suisse, et le calendrier du vote n’est pas identique pour tout le monde. Le règlement donne à tous les pays participants la possibilité de voter pendant la soirée, mais le reste du monde doit agir avant le début. Esc.vote résume donc une règle unique avec des conditions très différentes selon l’endroit où l’on se trouve.
Pour le téléspectateur, la réponse est claire: oui, on peut voter pendant le show si son pays participe à l’ESC, et oui, le reste du monde dispose d’une fenêtre en ligne limitée avant le direct. Ce qui change, c’est le prix, et parfois beaucoup.

