Au festival de Cannes, Aurore Bergé a fait de la défense de la liberté de création un message politique. Le 13 mai 2026, la ministre a monté les marches pour la projection de L’abandon, un film qui retrace les onze derniers jours de Samuel Paty, enseignant assassiné en octobre 2020.
Pour cette montée des marches, Bergé, 39 ans, portait un smoking bleu nuit sobre, avec veste courte à manches courtes et pantalon large plissé. Le lendemain, elle a pris part à une table ronde organisée par le CNC pour ses 80 ans, intitulée « Le cinéma français, un fleuron industriel au service de la diversité culturelle », puis a assisté à la présentation de Fatherland, du réalisateur polonais Pawel Pawlikowski.
Au cours de cette rencontre, Bergé a défendu « la liberté de création » et « le pluralisme artistique ». Elle a aussi lancé cette formule: « Lorsqu’une société cesse de produire des récits libres, ce n’est pas seulement sa culture qui s’affaiblit. C’est sa vitalité démocratique elle-même qui recule ». Dans le même mouvement, elle a dit poursuivre, pendant son déplacement cannois, sa mission en faveur de la parité et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma.
Sa présence sur la Croisette n’a rien d’inhabituel pour une responsable politique. Bergé était déjà venue au festival. Presque un an plus tôt, le 16 mai 2025, elle avait assisté à la projection d’Eddington, d’Ari Aster, aux côtés de son compagnon Grégory Besson-Moreau. Elle portait alors une longue robe noire Dior à une épaule, tandis que Besson-Moreau avait choisi un smoking élégant avec nœud papillon. Le couple s’était tenu par la main en gravissant les marches. Ensemble, ils ont une fille, Victoire, née en octobre 2022.
Jeudi, Bergé était aussi à Cannes pour se mobiliser avec le député et rapporteur Erwan Balanant sur la lutte contre les abus sexuels dans le cinéma. La séquence résume la ligne qu’elle veut tenir sur la Croisette: associer le prestige d’un grand rendez-vous culturel à un combat plus large pour les droits, la création et la sécurité dans l’industrie. À Cannes, son message est clair: défendre les œuvres suppose aussi de défendre ceux qui les font.

