Le marché mondial des fonds négociés en Bourse a frôlé 19 850 milliards de dollars américains en 2025, après une hausse de 4 900 milliards en un an. Les flux nets ont atteint 2 400 milliards de dollars, soit une progression de 26 %, tandis que 2 795 nouveaux FNB ont été lancés sur l’année, 997 de plus qu’en 2024.
Le rapport de State Street montre que cette expansion ne tient pas seulement à la hausse des marchés. Près de la moitié de l’augmentation des actifs, soit 48 %, est venue de nouveaux apports de capitaux. Autrement dit, l’argent a continué d’entrer dans les FNB même au-delà de l’effet des cours.
Au cœur de cette poussée, les FNB actifs ont gagné du terrain plus vite que le reste du secteur. Leurs entrées nettes ont bondi de 70 % en 2025 pour atteindre 638 milliards de dollars américains. Ils représentent déjà la majorité des nouveaux lancements aux États-Unis et environ un tiers des flux nets sur ce marché, signe que les investisseurs acceptent davantage de gestion active dans une enveloppe longtemps associée au suivi d’indice.
Les États-Unis restent le moteur principal du secteur. Le rapport de State Street estime que le marché américain pourrait capter jusqu’à 2 100 milliards de dollars de flux entrants en 2026. Au Canada, l’année 2025 a déjà établi un record à 109 milliards de dollars, et le total des FNB actifs dans le pays devrait dépasser 200 milliards de dollars au premier semestre 2026. L’objectif affiché est de doubler les entrées de capitaux à 200 milliards de dollars.
En Europe, le marché devrait dépasser 4 000 milliards de dollars et croître de 25 % sur un an, confirmant que la demande ne se limite plus à l’Amérique du Nord. Le rapport cite aussi de nouveaux terrains de diversification, dont les FNB incluant des cryptomonnaies autres que Bitcoin et Ethereum, ceux qui offrent une exposition avant un premier appel public à l’épargne, ainsi que les stratégies de revenu à déclenchement automatique.
Le message de fond est clair: les fonds négociés en Bourse sont désormais au centre de la construction des portefeuilles. La question pour 2026 n’est plus de savoir s’ils continueront à gagner des parts de marché, mais jusqu’où cette vague d’entrées pourra aller alors que les produits actifs, la diversification et les nouveaux usages accélèrent en même temps.
