André Robitaille a vendu ses parts dans la compagnie de théâtre Monarque, mettant fin à un partenariat de 14 ans avec son ami Mario Provencher. Celui-ci a racheté la participation de son associé et devient désormais l’unique propriétaire de l’entreprise.
Robitaille a tenu à préciser qu’il ne quittait pas la scène en claquant la porte. Pour lui, cette transaction ressemble davantage à un réaménagement de son rôle qu’à une rupture. « C’est une décision importante », a-t-il dit, tout en rappelant que lui et Provencher demeurent en bons termes.
Le producteur et animateur a expliqué qu’il n’était plus en mesure d’être à temps plein chez Monarque, puisqu’il travaille comme pigiste. Il a ajouté qu’il voulait garder du temps pour jouer, sa priorité première. « Parce que je suis avant tout un acteur. Avoir du temps pour jouer, pour moi, c’est important, parce que c’est ma drogue principale ! », a-t-il lancé. Il a aussi reconnu qu’il restait actif comme producteur pour ses propres mises en scène, notamment comme producteur exécutif de La pièce qui tourne mal.
Cette précision compte, parce que Monarque n’a pas été une petite aventure périphérique. La compagnie a porté plusieurs succès de scène au fil des ans, dont Le dîner de cons, La Galère sur scène, Laurel and Hardy, Les Voisins, Appelez-moi Stéphane, Toc Toc et Québec – Montréal. Robitaille et Provencher avaient lancé leur partenariat avec l’idée de produire du théâtre et de gagner de l’argent. « On va produire du théâtre et on va faire de l’argent », a-t-il résumé, en disant que l’entreprise avait bel et bien généré des profits.
Il a même décrit l’expérience comme un succès partagé. « Ç’a été un win-win! », a-t-il dit, avant d’ajouter qu’ils avaient eu la chance de financer les spectacles les uns avec les autres, sans devoir sortir de leur poche. Il a aussi rappelé que Drummondville et L’Assomption ont été leurs niches dès le départ, un ancrage qui a aidé à bâtir le modèle de Monarque.
Le contraste est simple: Robitaille sort de la propriété, mais pas du réseau qu’il a contribué à bâtir. Il reste lié aux productions qui portent sa patte et conserve sa place de producteur sur ses projets. Pour Monarque, le message est clair: la compagnie change de structure, pas de trajectoire, et Provencher en prend seul le gouvernail pendant que Robitaille reprend le temps qu’il dit vouloir consacrer au jeu.
