Lecture: Action Collective contre Facebook autorisée pour des pubs frauduleuses au Québec

Action Collective contre Facebook autorisée pour des pubs frauduleuses au Québec

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La Cour supérieure a autorisé mercredi l’action collective contre intentée par , ouvrant la voie à un procès dans un dossier de fausses publicités qui auraient usurpé l’identité de personnalités québécoises pour escroquer des consommateurs. L’animatrice demande compensation pour les dommages causés par ces annonces frauduleuses diffusées sur la plateforme.

Barrette a découvert en septembre 2023 qu’une publication commanditée à son sujet circulait sur Facebook. Le message prétendait qu’elle s’était « confessée » à l’antenne et que « tout le monde a découvert la vérité ». Le lien menait vers un faux article de affirmant qu’elle était devenue riche grâce à des investissements automatisés sur le marché des cryptomonnaies, puis vers une fausse plateforme de cryptomonnaie conçue pour soutirer de l’argent aux utilisateurs.

Dans sa demande déposée en 2024, Barrette soutenait que l’affaire ne se limitait pas à une simple usurpation d’image. Les documents déposés au tribunal indiquent qu’au moins un utilisateur de Facebook avait signalé le caractère frauduleux des annonces mettant en vedette l’animatrice. L’image de l’actrice et celle de la chanteuse ont aussi été utilisées sans autorisation dans le même type de stratagème.

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Facebook et ont fait valoir que leur responsabilité devait rester limitée, puisqu’ils gèrent des plateformes numériques et ne créent pas eux-mêmes les contenus. Ils ont aussi soutenu qu’ils ne pouvaient être tenus responsables que s’ils avaient été avertis de contenus problématiques et avaient refusé d’agir. Le juge a estimé qu’« il n’est pas frivole d’avancer » que Facebook et Meta ont pu contribuer au préjudice en permettant ou en facilitant l’action des fraudeurs. Il a aussi dit que ces questions seraient tranchées par le juge du fond.

Le procureur de Barrette, , a soutenu que lorsque le public croit qu’une célébrité fait la promotion d’une arnaque, d’un produit de mauvaise qualité ou illicite, la confiance envers cette personne s’érode et son image de marque peut en souffrir. C’est précisément ce que l’action collective veut faire reconnaître dans un dossier qui concerne des publicités frauduleuses utilisant les noms et les visages de figures publiques québécoises pour piéger des internautes. Les allégations n’ont pas encore été prouvées devant le tribunal, mais l’autorisation donnée mercredi permet désormais au dossier de suivre les étapes menant au procès.

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