Lecture: Kim Jong Un autorise une riposte nucléaire automatique en cas d’assassinat

Kim Jong Un autorise une riposte nucléaire automatique en cas d’assassinat

Publié
0 min de lecture 12 vues
Publicité

a fait adopter une loi qui autorise une riposte nucléaire automatique si le régime est visé par un assassinat ou s’il perd le contrôle de ses forces armées. Le texte élargit l’article 3 de la loi nord-coréenne sur la politique nucléaire et prévoit, selon les informations rapportées, qu’« une frappe nucléaire doit être lancée automatiquement » dans ces cas.

La modification aurait été approuvée le 22 mars, lors de la première session de la 15e Assemblée populaire suprême, à Pyongyang. Elle cite aussi, selon le , des informations attribuées au renseignement sud-coréen et intervient alors que Kim Jong-un cherche à ancrer plus fermement le principe d’une réponse « automatique et immédiate ».

Le moment choisi en dit long. La Corée du Nord traverse une période de fortes tensions internationales, tout en poursuivant le renforcement de son arsenal nucléaire. Dans le même temps, le régime reste dans une froide confrontation avec la Corée du Sud et demeure un soutien fidèle de la Russie et de depuis le début de la guerre en Ukraine.

- Advertisement -

Le texte s’inscrit aussi dans une séquence plus large de durcissement militaire. Il est présenté au moment où plus de 10 000 soldats nord-coréens auraient été envoyés au combat pour appuyer les forces russes, signal supplémentaire d’un régime qui lie de plus en plus sa sécurité intérieure à sa posture extérieure.

La contradiction est pourtant brutale: en affichant une doctrine de réaction instantanée, Pyongyang veut dissuader toute tentative d’élimination de son dirigeant, mais cette logique abaisse encore le seuil d’un recours nucléaire déjà inquiétant. Si la loi est appliquée comme elle est décrite, elle transforme une menace de représailles en mécanisme quasi automatique, avec moins de place encore pour l’ambiguïté ou la retenue.

Ce durcissement place Kim Jong-un au centre d’une doctrine où sa survie personnelle et le contrôle de l’armée deviennent indissociables de la stratégie nucléaire du pays. Dans un contexte de tension déjà élevé, le message envoyé n’est pas seulement défensif: il est aussi destiné à prévenir toute lecture d’un changement de pouvoir possible sans coût extrême.

Publicité
Partager cet article