Lecture: Valence : les opposants à la déviation de Saint-Péray lancent 4 jours d’action

Valence : les opposants à la déviation de Saint-Péray lancent 4 jours d’action

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Les collectifs opposés à la déviation de Saint-Péray appellent à une mobilisation de quatre jours, du jeudi 14 au dimanche 17 mai, pour dénoncer un chantier qu’ils jugent destructeur. L’action, baptisée « », doit accompagner une nouvelle séquence de lutte alors que le week-end du pont de l’Ascension en mai 2026 est présenté comme une date-clé pour l’installation d’une structure en béton sous les rails.

Le point de passage concerné est la voie ferrée au niveau du pont-rail, où les travaux ont démarré en septembre 2025. Selon les éléments rendus publics, la voie doit être bloquée pendant quelques heures pour enfoncer sous les rails une structure en béton destinée au projet de déviation de Saint-Péray, décrit aussi comme un « passage à faune ». Pour les opposants, ce calendrier concentre à lui seul ce qu’ils combattent: un chantier lancé, rapide, et déjà inscrit dans une fenêtre d’intervention très précise.

L’appel prend aussi place dans une séquence plus large. Il s’inscrit dans la campagne contre l’artificialisation des terres portée en mai 2026 par une centaine d’organisations en France, et la lutte de Saint-Péray en fait partie au sein de la coalition nationale la Déroute des Routes. Cette coalition mène aussi la campagne « Moins de Routes, Plus de Trains », qui sert de bannière commune à plusieurs mobilisations locales et nationales contre de nouveaux aménagements routiers.

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Le projet reste au cœur d’une contestation locale persistante. Les associations opposées à la déviation de Saint-Péray dénoncent des travaux engagés sans autorisations environnementales obtenues, selon les éléments cités, et voient dans la date du pont de l’Ascension un moment décisif pour tenter de peser sur la suite du chantier. En bloquant l’agenda pendant quatre jours, elles cherchent à transformer une opération technique de quelques heures en rapport de force public, visible et difficile à ignorer.

La suite dépendra de la capacité des collectifs à faire de ce rendez-vous un point de bascule. Si la mobilisation annoncée du 14 au 17 mai prend de l’ampleur, elle pourrait replacer la déviation de Saint-Péray parmi les chantiers les plus exposés aux oppositions coordonnées contre l’artificialisation des terres.

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