Lecture: Santé Québec sous pression: l’AMP exige des correctifs avant le retour du SIFA

Santé Québec sous pression: l’AMP exige des correctifs avant le retour du SIFA

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L’ ordonne à et au ministère de la Santé et des Services sociaux d’apporter des correctifs avant de relancer le , un mégaprojet informatique censé remplacer 41 systèmes distincts dans le réseau de la santé. La décision ajoute une nouvelle couche de pression sur un dossier déjà plombé par les retards, les coûts qui montent et un contrat dont la suite demeure incertaine.

Depuis mars, Santé Québec paie 723 000 $ par mois en redevances pendant que le projet est en pause. De octobre à février, l’organisme versait déjà 218 000 $ par mois. En parallèle, Santé Québec prépare un nouvel appel d’offres de 49,6 millions pour embaucher des ressources externes, qu’il veut utiliser pour superviser la firme responsable du développement, LGS.

Le dossier a déjà pris une ampleur difficile à défendre. En 2022, le coût de développement du projet SIFA était estimé à 96,2 millions de dollars. L’AMP l’évalue maintenant à environ 330 millions. Selon des sources, la maintenance après la phase de développement pourrait encore coûter 1,2 milliard sur 15 ans. Pour un projet présenté comme un outil de modernisation, l’écart entre les promesses initiales et la facture actuelle est devenu le principal argument contre une relance rapide.

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Le SIFA ne porte pas seulement sur la technologie. Il touche à l’ossature administrative du réseau de la santé. À l’origine, le projet avait aussi un volet de ressources humaines et s’appelait SIFARH. Fin 2022, il a été scindé en deux, puis Santé Québec a suspendu le développement du SIFA en octobre dernier pour éviter un autre fiasco à la . Un mois après la signature du contrat, en avril 2024, le budget était déjà insuffisant.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux n’a pris aucune mesure pour corriger la situation avant que Santé Québec hérite du dossier en décembre 2024. L’AMP souligne en plus que le ministère de la Cybersécurité et du Numérique pourrait offrir gratuitement l’accompagnement recherché par Santé Québec, ce qui fragilise la justification d’un appel d’offres de 49,6 millions. Santé Québec, de son côté, estime qu’interrompre son entente avec LGS pourrait entraîner des compensations financières d’environ 175 millions.

C’est là que le projet se retrouve coincé: relancer sans corriger serait répéter les erreurs du passé, mais arrêter net pourrait coûter très cher. L’AMP, qui analyse les contrats de projets numériques dans les organismes publics, a tranché clairement en exigeant des correctifs avant toute reprise. La question n’est plus de savoir si le SIFA doit être revu, mais si Santé Québec peut encore le sauver sans alourdir davantage la facture.

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