Lecture: Marché Immobilier Français : la Bretagne tient mieux que le reste du pays

Marché Immobilier Français : la Bretagne tient mieux que le reste du pays

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Le marché du logement neuf a mieux tenu en Bretagne qu’ailleurs au , alors que la construction traverse une nouvelle crise. Dans la région, les mises en vente ont progressé de 29 % entre début janvier et fin mars, et les réservations nettes ont même avancé de 2 % sur un an. Dans le même temps, les ventes totales de logements neufs sont passées sous le seuil de 20 000 au niveau national, signe d’un marché encore loin d’avoir retrouvé un souffle durable.

Les chiffres restent pourtant fragiles. Les réservations de logements neufs ont reculé de 14,3 % au premier trimestre 2026 par rapport au début de 2025, tandis que les ventes en bloc ont chuté de 35 %. À l’inverse, les ventes aux investisseurs ont progressé de 22,8 %, un mouvement qui ne suffit pas à compenser l’effondrement de la demande des ménages et des bailleurs sociaux. résume cette faiblesse d’un trait sans détour: « Les particuliers, inquiets, n’achètent pas. Les bailleurs sociaux, affaiblis en fonds propres, ont moins d’appétence pour les ventes en bloc, lesquelles s’effondrent de 35 % ».

C’est en Bretagne que la résistance est la plus visible. Pas moins de 1 625 lancements commerciaux ont eu lieu au premier trimestre, et Rennes Métropole a enregistré une hausse de 58 % des lancements commerciaux. En Ille-et-Vilaine, les autorisations de logements délivrées ont atteint 10 600, en hausse de 33,1 % sur un an. Cette dynamique s’explique aussi par le regain de la maison individuelle, qui redémarre plus vite que le collectif, et par des dispositifs qui ont relancé des projets chez les ménages bretons.

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La demande n’est pas répartie de la même manière selon les segments. Fin mars, l’offre commerciale d’appartements déjà livrés ne représentait que 6 % du volume total des logements neufs disponibles en Bretagne, ce qui montre que le marché reste étroit et très dépendant des arbitrages des promoteurs. Dans le collectif, une vente à investisseurs peut parfois attendre cinq ans avant la mise en chantier du programme, ce qui fige une partie de l’activité et allonge les délais de sortie des opérations.

voit dans cette résistance l’effet combiné de l’attractivité régionale et des dispositifs publics. « C’est dû à l’attractivité soutenue de notre région, littorale et intérieure: le bassin de Pontivy, par exemple, est très dynamique en termes de construction », dit-il. Il ajoute que « l’élargissement du prêt à taux zéro et la mise en place du bail réel et solidaire ont boosté les projets des Bretons qui sont champions de France de la maison individuelle ». La Bretagne apparaît ainsi comme une exception relative dans un marché immobilier français plombé par les taux d’intérêt plus élevés, la hausse des coûts des matériaux et l’attentisme des ménages.

Le groupe illustre ce décalage. L’an dernier, il a lancé 19 programmes de petits collectifs prévus en 2026 et a vu ses ventes de maisons progresser de 22 %. La construction régionale ne repart donc pas à pleine vitesse, mais elle montre des poches de reprise que le reste du pays ne retrouve pas encore. Le vrai test sera de savoir si cette respiration bretonne peut durer si la demande nationale reste aussi prudente.

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