Lecture: Plouasne : l’élection de Michel Daugan annulée par le tribunal de Rennes

Plouasne : l’élection de Michel Daugan annulée par le tribunal de Rennes

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Le tribunal administratif de Rennes a annulé mardi 19 mai 2026 l’élection municipale de à Plouasne. La décision frappe un scrutin déjà sorti des urnes au forceps, après un second tour terminé sur un score parfait de 514 voix partout entre deux listes.

M. Daugan avait pourtant été déclaré vainqueur en mars 2026, au terme d’un tirage politique aussi inhabituel que contesté: il a été élu parce que l’âge moyen des votants était plus élevé. Cette méthode, prévue dans le cas d’une égalité totale, a fait basculer la mairie en sa faveur après un premier passage des électeurs où trois listes étaient en compétition.

Les recours déposés devant le tribunal administratif reposaient sur plusieurs griefs précis. Les requérants ont notamment mis en cause un bulletin taché de sang, déclaré nul lors du dépouillement, et soutenu que s’il avait été compté, il aurait rapproché de la mairie. Ils ont aussi contesté un second bulletin, estimant qu’il avait été pris en compte alors que l’électeur n’avait pas complété une demande de procuration.

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La décision rendue à Rennes ne tranche pas seulement un litige de décompte. Elle intervient dans une commune de Côtes-d’Armor où la campagne s’est déroulée dans un climat tendu, sur fond de situation judiciaire de l’élu. Michel Daugan, 79 ans, se trouvait déjà sous contrôle judiciaire dans une autre affaire liée à la mort d’une femme de Plouasne. La justice lui reproche notamment des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il a été incarcéré le 15 avril avant d’être remis en liberté par la cour d’appel de Rennes, et il lui est interdit de se rendre à Plouasne pendant cette supervision.

L’annulation remet le dossier électoral à zéro. À Plouasne, il faudra désormais retourner aux urnes, dans une commune où la victoire s’était jouée à égalité parfaite et où le vainqueur désigné n’aura finalement conservé son mandat que quelques semaines. La décision de mardi confirme que, dans ce scrutin, chaque bulletin comptait deux fois: d’abord pour départager les listes, puis pour faire tomber une victoire née d’un vote que la justice juge irrégulier.

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