Bastien Bouillon a accompagné Julien Gaspar-Oliveri dans La Frappe, le premier long métrage du cinéaste, et il dit l’avoir fait comme une évidence. L’acteur explique qu’ils se connaissent depuis plus de 15 ans, depuis leurs années communes au Conservatoire, et que ce lien ancien a pesé dans son choix de rejoindre le projet.
« C’est d’abord une belle histoire de fidélité et d’amitié car je connais Julien depuis plus de 15 ans: on était au Conservatoire ensemble », a-t-il confié. Bouillon a aussi rappelé qu’avant ce film, ils avaient déjà envisagé de travailler ensemble sur un court métrage qui n’a finalement jamais vu le jour. Pour lui, suivre le parcours de Gaspar-Oliveri allait de soi.
Dans La Frappe, Bouillon joue un père qui sort de prison et découvre que ses deux enfants ont vécu seuls pendant des années. Il décrit ce personnage comme « ambivalent » et profondément humain, jusque dans ses excès, et dit avoir été guidé par les propositions très précises du réalisateur. « Je me suis laissé guider par ses propositions », a-t-il indiqué, résumant ainsi une collaboration fondée moins sur l’improvisation que sur la confiance.
Cette précision de mise en scène n’est pas le fruit du hasard. Bouillon dit avoir toujours suivi le travail de Gaspar-Oliveri et admire particulièrement Villeperdue, son moyen métrage qu’il qualifie de « grand film ». Il ajoute: « L’accompagner pour son premier long était une évidence ». Le film, tourné en 22 jours, a demandé un rythme serré qui laisse peu de place à l’erreur et oblige chacun à aller à l’essentiel.
Le contexte de cet entretien compte aussi. Bouillon s’exprimait à Cannes, en marge de la Semaine de la Critique, et expliquait que c’était la première fois qu’il passait par cette sélection. Pour La Frappe, cette présence a la valeur d’une étape, mais aussi d’un passage de relais: celle d’un acteur déjà installé vers le premier grand format d’un réalisateur qu’il suit depuis longtemps.
Le film apparaît ainsi comme plus qu’un premier essai réussi. Il prolonge une relation artistique ancienne, confirme la place de Julien Gaspar-Oliveri parmi les cinéastes à suivre et donne à Bastien Bouillon un rôle qui tient autant du soutien que de l’engagement. À Cannes, le récit n’est pas seulement celui d’une première projection: c’est celui d’une fidélité qui a fini par trouver son film.
