Lecture: Léquipe : Halilhodzic raconte la fin brutale de son aventure à Nantes

Léquipe : Halilhodzic raconte la fin brutale de son aventure à Nantes

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roulait vers Paris lundi matin quand il a pris le temps de revenir sur un dimanche qu’il décrit comme la fin de sa carrière d’entraîneur. À 74 ans, le technicien a dit que son parcours s’était arrêté la veille, au soir d’un - définitivement interrompu après une invasion de terrain.

Le match avait d’abord commencé dans une ambiance particulière pour lui. Halilhodzic a dit avoir été honoré avant la rencontre, puis avoir été surpris de voir son fils et deux de ses petits-enfants l’attendre sur la pelouse. Il a ensuite parlé d’un dernier rendez-vous qu’il n’oubliera pas: « C'était mon dernier match en carrière dans le club que j'adore, où j'ai vécu des moments exceptionnels. »

Mais la soirée a basculé au moment de l’envahissement de terrain. Halilhodzic a expliqué qu’il avait tenté de calmer la situation par peur des conséquences pour Nantes, qui venait d’être relégué dans ce même match. Il a dit craindre une suspension de stade ou des retraits de points la saison suivante, et il a résumé son réflexe d’une formule nette: « Pas ça, c'est pas bien ça, pas pour Nantes. »

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Le contexte de cette sortie brutale est celui d’un club déjà fragilisé par ses choix sportifs et par son instabilité. Halilhodzic a dit que Nantes avait besoin de davantage de stabilité dans les décisions, d’un meilleur travail de détection et de construction d’équipe, et qu’il ne fallait pas changer « 20 players every year ». À ses yeux, le club a perdu son identité et doit retrouver quelqu’un de responsable du secteur sportif.

Le technicien a aussi raconté le moment de tension sur la pelouse, sans dramatiser davantage que les faits ne le permettent. Il a décrit des personnes encagoulées et déterminées, a dit ne pas avoir pensé un instant qu’il serait agressé, et a ajouté que les deux garçons qui l’ont dépassé n’avaient aucune agressivité envers lui. Il a également indiqué qu’un agent de sécurité le retenait pendant l’incident, tandis qu’il répétait: « Laisse-nous faire Vahid. »

Ce qui frappe dans son récit, c’est le contraste entre l’hommage du début et la fermeture violente de la soirée. Un seul match a suffi pour faire basculer sa dernière page à Nantes, et Halilhodzic, qui a dit que sa carrière était terminée depuis dimanche, laisse maintenant derrière lui un club relégué, secoué et confronté aux suites disciplinaires possibles de l’invasion de terrain.

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