La finale d’Outlander a été démolie par un critique qui a dit s’être ennuyé devant l’épisode et avoir trouvé sa conclusion décevante après huit saisons. Dans une revue publiée par Forbes, il a résumé son ressenti sans détour: « J’ai envie que cela se termine. »
Le cœur de la critique vise surtout la première moitié de l’épisode, décrite comme une suite d’adieux étirés, lourds et un peu forcés. Le critique juge aussi que la bataille finale sonne faux, notamment lorsque Claire se rue dans la mêlée et crée une tension artificielle autour d’une possible mort de Jamie. Pour lui, l’épisode veut faire monter l’émotion, mais il le fait d’une manière qui casse le rythme au lieu de le porter.
La scène décisive arrive après le combat, quand Major Ferguson charge Jamie à cheval alors que les Redcoats se rendent aux rebelles. Jamie le repousse et Ferguson est fait prisonnier, mais personne ne le fouille avant de le laisser sans surveillance. Ferguson sort alors son pistolet et abat Jamie d’un coup de feu. Dans la critique, cette issue est présentée comme un choc moins tragique que frustrant, parce qu’elle découle d’une erreur de sécurité évidente. Claire s’effondre sur le corps de Jamie et reste à ses côtés jusqu’au lendemain, ce qui referme la séquence sur une image de perte totale.
La finale ne s’arrête pas là. Elle remonte aussi jusqu’au tout premier épisode, lorsque Frank voit un fantôme qui fixe Claire à la fenêtre. Le critique identifie cette apparition comme Jamie, revenu en esprit après sa mort au combat avant de se diriger vers les pierres. Il ajoute que cette présence aurait même fait pousser magiquement les myosotis, un clin d’œil à la mythologie de la série que la critique juge plus efficace que le reste. C’est aussi là, après les flashbacks, que le seul moment réellement apprécié par le critique survient.
Cette lecture prend tout son sens parce qu’elle ne traite pas la finale comme un simple épisode, mais comme l’ultime chapitre d’une histoire télévisée de huit saisons. Elle s’appuie aussi sur la mythologie déjà installée autour du fantôme et des pierres, éléments qui ont longtemps servi de pont entre le passé, le présent et le destin de Jamie et Claire. La question n’est donc pas seulement de savoir comment l’histoire se termine, mais si cette fin honore vraiment ce que la série avait construit.
Pour cette critique, la réponse est non. La mort de Jamie, l’agonie de Claire et le retour au fantôme n’offrent pas une conclusion pleinement satisfaisante; ils donnent surtout le sentiment d’un adieu qui force l’émotion sans réussir à la mériter. C’est précisément ce décalage, entre l’ampleur de huit saisons et la faiblesse de cette dernière impression, qui laisse la finale d’Outlander sur un goût amer.

