Jannik Sinner s’est qualifié jeudi 14 mai 2026 pour le dernier carré du Masters 1000 de Rome et a aussitôt placé Roland Garros au centre de son horizon. L’Italien, qui a battu Andrey Rublev pour prolonger sa série, a dit vouloir d’abord récupérer physiquement dans la nuit avant son prochain match vendredi.
Le numéro 1 italien a reconnu sortir d’un effort lourd. « Ça va aller », a-t-il assuré, tout en admettant que la charge accumulée pesait après ces dernières semaines. « C’est normal de ressentir un peu de fatigue à un moment donné sur un tournoi. J’ai joué beaucoup ces derniers temps », a-t-il expliqué, après une victoire qui lui offre aussi une place en demi-finales devant son public.
Le rendez-vous romain a pris une dimension particulière pour Sinner, déjà vainqueur de Monte-Carlo et Madrid ce mois-ci. Il a aussi rappelé que la motivation venait moins des chiffres que de son parcours. « Je ne joue pas pour les records. Je joue pour ma propre histoire mais, dans le même temps, ça veut dire beaucoup pour moi », a-t-il dit, alors qu’il venait de porter à 32 ses victoires de rang en Masters 1000, un total qui lui a permis de dépasser Novak Djokovic.
La suite de son tournoi dépend désormais de l’identité de son adversaire, Daniil Medvedev ou Martin Landaluce. Mais au-delà de Rome, Sinner a surtout fixé la ligne d’arrivée plus loin. « Je veux récupérer physiquement cette nuit pour demain (vendredi) », a-t-il insisté, avant d’ajouter: « Si je gagne, tant mieux, et même si ça devait mal se passer, j’aurai quelques jours de plus pour récupérer en vue de Roland-Garros qui, je le répète, est mon objectif cette année. »
Ce cap s’explique aussi par ce qu’il lui manque encore. Sinner a déjà remporté l’Open d’Australie à deux reprises, Wimbledon et l’US Open, mais pas Roland-Garros. Il s’était arrêté en demi-finales en 2024 avant de perdre la finale l’an passé, malgré une progression nette sur terre battue. À Paris, Carlos Alcaraz avait souvent été son principal obstacle, mais l’Espagnol a déclaré forfait en raison d’une blessure au poignet droit, ce qui change le décor avant la deuxième levée du Grand Chelem.
Pour Sinner, l’équation est simple: il sort d’une séquence qui l’a installé au sommet, mais son été des grands tournois passera encore par la terre de Paris. Rome lui donne du temps et des certitudes. Roland Garros, lui, dira si cette avance se transforme enfin en titre.

