Lecture: France Tv : Sitbon-Gomez répond à Alloncle sur pluralisme et coûts

France Tv : Sitbon-Gomez répond à Alloncle sur pluralisme et coûts

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a défendu face aux critiques de , qui lui reproche son manque de pluralisme et son coût de fonctionnement. Au cours d’un entretien, le dirigeant du service public a rejeté l’idée d’un recentrage brutal du groupe, en particulier la fermeture de chaînes publiques pour le rendre plus efficace.

Pour Sitbon-Gomez, fermer une chaîne publique ne serait pas une simple mesure d’économie. Ce serait, dit-il, ouvrir la porte à d’autres acteurs capables de récupérer une fréquence sans passer par un achat. Il a pris comme exemple, estimant qu’un grand groupe privé pourrait en reprendre la place sans dépenser pour la conquérir. À ses yeux, l’attaque contre France Télévisions dépasse donc la question budgétaire et touche à l’équilibre du paysage audiovisuel.

Le débat s’inscrit dans une séquence plus large sur la taille du service public, son pluralisme et sa place face aux groupes privés. Alloncle plaide pour un allègement de France Télévisions afin de réduire ses coûts, tandis que Sitbon-Gomez voit dans cette logique une menace directe pour le secteur. Il a même estimé que la commission portée par Alloncle pourrait ressembler à un retour de bâton après la , qu’il a décrite comme une « OPA hostile déguisée en tribunal politique ».

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Le responsable de France Télévisions a également répondu aux critiques visant le traitement de l’écologie par le groupe. a affirmé que plusieurs émissions de France Télévisions avaient relayé de fausses informations sur la toxicité de certaines molécules, les pratiques d’élevage ou le nucléaire. Sitbon-Gomez a rétorqué qu’elle avait déjà écrit de nombreux articles contre des programmes qu’elle n’aimait pas, tout en ajoutant qu’il était favorable à ce qu’elle puisse critiquer le groupe. « Elle s’est contentée de dire une chose simple: quand on est un média d’opinion, on ne peut pas avancer masqué », a-t-il dit.

Au fond, la discussion ne porte pas seulement sur le prix du service public. Elle oppose deux visions du paysage audiovisuel: l’une qui veut le réduire, l’autre qui estime qu’affaiblir une chaîne publique revient à offrir un espace de plus aux groupes qui rêvent d’en prendre la place.

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