Les Wildcats de Moncton ont encore frappé au moment clé et ont battu les Saguenéens 4-3, après avoir tiré de l’arrière 0-2 puis 1-3 en deuxième période. La victoire a forcé la tenue d’un 5e match vendredi au Centre Avenir, à Moncton, alors que la série devait ensuite revenir au Centre Georges-Vézina dimanche soir.
Cette finale du Saguenéens Chicoutimi et des Wildcats ressemble déjà à un duel au couteau. Une équipe aura la chance de mettre la main sur le trophée Gilles-Courteau dès qu’elle remportera la série, et les chiffres disent à quel point l’écart est mince: seulement 44 % des finales de la LHJMQ ont nécessité au moins six ou sept matchs, et aucune n’était allée à la limite depuis 2015.
La finale de 2026 se classe aussi comme la deuxième plus serrée selon l’écart moyen de buts par match, à 1,5. La seule finale encore plus près remonte à 2006, quand les Remparts et les Wildcats avaient affiché un différentiel moyen de 1,2 but par rencontre. Moncton avait alors remporté cette finale en six matchs pour décrocher son premier championnat en séries.
Dans ce contexte, le retour des Wildcats prend du poids. Moncton a déjà montré qu’il savait revenir de loin, et la séquence de mardi l’a confirmé une fois de plus. Les quatre premières rencontres de cette finale ont été décidées par un seul but, avec deux victoires de Moncton conclues dans un filet désert lors du match d’ouverture. Les Saguenéens, eux, ont eu leurs chances de prendre le contrôle des matchs 3 et 4 à Chicoutimi, sans parvenir à s’en servir.
Gardiner MacDougall a résumé l’équilibre de la série en un mot: « juste ». Il a ajouté qu’il s’agissait d’un affrontement « entre deux très bonnes équipes ». Le qualificatif colle à la série, mais il ne dit pas tout. Moncton reçoit de l’attaque au bon moment, pendant que les meilleurs pointeurs de Chicoutimi peinent à imposer leur rythme.
Gabe Smith a inscrit six points, dont quatre buts, dans les quatre premiers matchs de la finale. Teddy Mutryn et Caleb Desnoyers ont chacun récolté cinq points contre les Saguenéens. En face, Thomas Desruisseaux tourne à un peu plus de 47 % d’efficacité sur les mises en jeu en séries, un chiffre qui illustre à quel point chaque possession compte dans une finale aussi serrée.
La production de Smith est aussi remarquable dans l’histoire récente des séries. Raphaël Lavoie avait été le dernier joueur à atteindre 20 buts en séries éliminatoires avant qu’un autre ne puisse le faire, en 2019, un repère qui rappelle la rareté de ce genre d’explosion offensive au printemps.
La suite dira si les Saguenéens peuvent enfin reprendre l’ascendant à Moncton ou si les Wildcats ont déjà trouvé la formule pour faire basculer la finale. Après quatre matchs, une chose est claire: cette série ne laisse aucun répit, et elle n’en a probablement jamais vraiment offert.
