Le Grand Prix du Canada revient la semaine prochaine sur le circuit Gilles-Villeneuve, et l’édition de cette année se prépare dans un calendrier plus serré que d’habitude. Avancée de trois semaines, la course de F1 Montreal doit accueillir des milliers de spectateurs sur l’île Notre-Dame dès le prochain week-end, alors que l’organisation dit être prête à les recevoir.
Pour Bell GPCanada, la priorité avait été différente l’an dernier. Le promoteur avait alors concentré ses efforts sur la croissance liée au personnel de la F1 et aux médias, pendant que les quartiers généraux des équipes dans le paddock étaient entièrement revus et améliorés. Cette année, le cap est mis sur l’expérience client, avec des changements visibles partout sur le site.
À l’entrée du paddock, la suite élite a été transformée en structure de deux étages avec murs de verre, climatisation et chauffage. Dans le secteur du parc, au centre de l’île, la zone des fans a aussi été bonifiée, avec l’ajout de nouveaux commanditaires majeurs comme Disney, Kit Kat et Amex. Plus près de la plage Jean-Doré, une plateforme de 80 000 pieds carrés a été construite sur l’eau pour accueillir le public des concerts Expérience CGV pendant les trois soirées de l’événement.
Sandrine Garneau a résumé le défi logistique en disant que cela avait créé des situations logistiques. Mais elle insiste surtout sur le fait que le travail a commencé tôt, à l’automne, grâce à une collaboration très solide avec Parc Jean-Drapeau. Cette longueur d’avance a compté: dès le premier vendredi à 20 degrés, le site est passé du mode hiver au mode F1 en trois heures, un basculement rapide qui montre à quel point la fenêtre de montage restait étroite.
La raison est simple. Le Grand Prix a été devancé de trois semaines cette année, ce qui a réduit la marge de préparation et obligé les équipes à avancer plus vite que prévu. Dans ce contexte, chaque espace aménagé sur l’île Notre-Dame prend une valeur supplémentaire, parce qu’il doit fonctionner tout de suite, sans période d’ajustement.
Le programme sportif lui-même a aussi changé au dernier moment avec l’arrivée de la Formule 2, une première en Amérique du Nord à Montréal. Garneau a dit que tout était à apprendre de la F2, mais aussi que la série avait été accueillie à bras grands ouverts, jugeant que c’était très bon pour le week-end en piste. Le calendrier de la discipline était déjà plein quand Bell GPCanada avait tenté auparavant de l’amener à Montréal; ce sont finalement deux annulations de Grand Prix au Moyen-Orient qui ont libéré la place.
Malgré l’ampleur du week-end, tous les billets n’ont pas trouvé preneur. Les places en grandstand sont déjà vendues, mais il reste encore des billets en admission générale et sur certaines terrasses. Des billets sont aussi toujours disponibles pour l’Expérience CGV, qui donne accès à la journée de F1 et aux concerts du soir, une offre qui résume bien l’orientation prise cette année: un événement plus large, plus dense et plus ambitieux pour le public.
Ce qui se joue maintenant tient moins à l’annonce qu’à l’exécution. Avec des gradins pleins, une zone fan élargie, une nouvelle plateforme flottante et l’arrivée inattendue de la F2, le Grand Prix du Canada doit prouver dès la semaine prochaine qu’il peut tenir un programme plus chargé dans un délai raccourci.

