Sergio Ramos et Five Eleven Capital ont trouvé un accord de principe pour acquérir Sevilla FC, au terme de cinq mois de négociations qui ont franchi une étape décisive lors d’une réunion de deux heures avec Martin Ink et les actionnaires majoritaires du club. Cette séance a conclu un marathon de neuf heures tenu la veille, et les échanges ont laissé l’ancien défenseur et son frère René repartir souriants, pouce levé.
Le dossier n’est toutefois pas encore bouclé. Il reste à signer les derniers documents administratifs et à obtenir l’aval notarial, deux passages obligés avant toute prise de contrôle effective. Le processus a été lancé à la mi-janvier et a déjà traversé un audit de due diligence mené par KPMG, un examen qui avait refroidi plusieurs candidats auparavant. Dans ce dossier, chaque étape a compté, parce que l’exclusivité doit s’achever le 31 mai.
L’opération donne un relief particulier à Seville, club historique andalou que Ramos a toujours présenté comme son club d’enfance. Le cadre réglementaire espagnol ajoute encore une contrainte: un joueur en activité ne peut pas détenir des parts dans un club du même championnat, ce qui limite d’emblée la portée sportive d’un tel montage tant que la carrière du défenseur se poursuit.
La situation sportive du club rappelle aussi pourquoi cette manœuvre ne se joue pas seulement dans les bureaux. Après 35 journées, Sevilla occupait la 13e place de Liga avec 40 points, soit trois de plus qu’Alavés, premier relégable. À ce niveau de classement, le moindre faux pas pèse lourd, et le déplacement à Villarreal mercredi était décrit comme capital pour le maintien, dans un contexte où chaque point compte aussi pour les rivaux directs comme dans Villarreal – Séville: le Sous-marin jaune vise la 3e place à la Cerámica, alors que le calendrier a déjà mis la pression sur la région avec Real Betis - Elche C. F.: Champions League chance on Tuesday in Seville.
Marc Boixasa a été nommé directeur sportif de l’écosystème Five Eleven, tandis que Jesus Zamorano prend les fonctions de directeur des opérations du groupe. Ces nominations montrent que l’opération ne se limite pas à une signature sur un papier: elle dessine déjà une structure de travail autour du club. Mais tant que les derniers documents ne sont pas paraphés et que le notaire n’a pas validé l’ensemble, l’accord reste suspendu à ses formalités les plus concrètes.

