Virginie Efira dit qu’elle et Niels Schneider ne se comparent pas. À l’approche du 79e Festival de Cannes, qui doit s’ouvrir mardi 12 mai 2026, l’actrice raconte une relation où le travail de chacun nourrit l’autre sans les placer en concurrence, alors qu’elle sera attendue sur la Croisette dans deux films en compétition.
Le point de départ est simple: depuis 2018, Efira partage la vie de Schneider, et elle dit n’avoir jamais ressenti la moindre privation quand lui continuait à travailler pendant qu’elle s’arrêtait après sa grossesse pendant deux ans. Elle décrit plutôt un couple porté par la même curiosité pour le métier d’acteur et par l’envie de comprendre comment l’autre prépare ses rôles, ce qu’un projet lui apporte et ce qui change parfois en lui.
Cette façon de voir leur duo prend un relief particulier à quelques jours du festival. Efira, actrice belge devenue connue du grand public comme présentatrice de Nouvelle Star sur M6 au début des années 2000, arrive avec un statut déjà installé dans le cinéma français. En 2023, elle a remporté le César de la meilleure actrice pour Revoir Paris. Schneider, lui, est annoncé dans trois films à Cannes cette année, ce qui prolonge une présence déjà dense sur le tapis rouge.
L’un des exemples qu’elle cite dit beaucoup de leur manière de vivre ensemble. Pour L’Inconnue, Schneider a perdu 17 kilos. Efira dit que cette métamorphose a changé son énergie et, d’une certaine manière, le personnage l’a accompagnée elle aussi à la maison. Elle résume cela avec une formule très directe: partager la vie d’un acteur, c’est vivre avec plusieurs personnes en même temps. Ce n’est pas une plainte, plutôt la description d’une existence traversée par des identités qui bougent au gré des tournages.
La comédienne dit aussi comprendre la curiosité suscitée par leur différence d’âge. À ses yeux, l’âge compte, mais comme une donnée parmi d’autres. Elle prend des exemples très concrets: à 20 ans, on croit parfois avoir compris la vie; à 63 ans, vouloir encore faire un enfant relève d’une autre réalité. Mais, insiste-t-elle, ce n’est pas l’âge qui fait l’identité d’une personne. La remarque répond à une question que le public repose souvent sur les couples célèbres, sans réduire leur histoire à ce seul critère.
Ce qui se joue maintenant dépasse cependant leur seule vie privée. Efira doit retrouver Cannes au moment où le festival, prévu du mardi 12 mai au samedi 23 mai 2026, concentre déjà l’attention sur ses sélections, ses montées des marches et les films en compétition. Les propos de l’actrice donnent à ce retour une tonalité personnelle: dans un milieu où les carrières avancent à des rythmes différents, elle revendique une relation qui ne se mesure ni en pauses ni en succès côte à côte.
Le vrai enseignement de son témoignage est là. Efira ne dit pas que l’âge ne compte pas, ni que la vie à deux dans le cinéma est simple. Elle dit que leur couple tient parce qu’ils ne cherchent pas à se refléter l’un dans l’autre, mais à rester curieux de ce que l’autre devient. Dans un univers de comédies, de compétitions et de métamorphoses, c’est peut-être cela qui dure le plus.

