Le tireur présumé de la tuerie des Moulins a été interpellé cette nuit dans le quartier des Musiciens, à Nice, à l’issue d’une opération de police lancée moins de 72 heures après la fusillade de lundi. Il se trouve désormais en garde à vue dans les locaux de la caserne Auvare, tandis que trois autres personnes ont aussi été interpellées cette nuit et ce jeudi matin.
Lundi vers 15h20, un individu est arrivé dans le quartier des Moulins en trottinette électrique, habillé en djellaba et affublé d’une perruque, avant d’ouvrir le feu sur le commerce alimentaire Le palais sucré, place des Amaryllis. L’attaque, menée avec une arme courte à crosse rétractable, a fait 2 morts: deux hommes âgés de 38 ans et 57 ans. Six autres personnes ont été blessées, âgées de 23 à 48 ans, dont trois en urgence absolue.
Sur la scène, les enquêteurs ont retrouvé 19 étuis de calibre 7,62x25, un élément qui confirme la violence de la rafale tirée contre l’établissement situé à quelques mètres d’un point de deal. Le dossier a été suivi par la brigade criminelle et la PJ de Nice, avant l’intervention de la BRI pour procéder aux interpellations. Le tireur impliqué dans la tuerie des Moulins avait d’ailleurs été repéré par les policiers quelques heures plus tôt, selon les éléments communiqués.
L’enquête prend aussi en compte le profil de plusieurs blessés. Parmi les six victimes, trois présentaient des antécédents en lien avec des faits de trafic de stupéfiants. Et le tireur est connu des services de police. C’est ce faisceau d’indices, plus que la seule rapidité de l’intervention, qui explique l’ampleur du dispositif déclenché dans l’urgence.
À ce stade, les quatre personnes gardées à vue restent présumées innocentes. Mais l’opération menée en moins de 72 heures change déjà la suite de l’affaire: la police a stoppé un suspect central de la tuerie des Moulins et tente désormais de reconstituer, autour de lui, la chaîne complète des responsabilités.
