La Belgique a accueilli mercredi Matias Fernandez-Pardo sur son compte officiel, deux jours avant l’annonce attendue par Rudi Garcia de sa liste pour la Coupe du monde 2026. Le signal est venu au moment où le sélectionneur cherche encore des solutions en attaque et où le dossier du jeune avant-centre franco-belge continue de peser dans les discussions autour des Diables Rouges.
Fernandez-Pardo, 21 ans, a terminé la saison en trombe avec Lille. Sur les neuf derniers matches de championnat, il a inscrit cinq buts et offert deux passes décisives, une série qui a remis son nom au premier plan au moment où la Belgique manque de certitudes devant. Garcia doit composer avec un Romelu Lukaku en manque de rythme et un Lois Openda presque pas utilisé à la Juventus, ce qui donne à chaque profil offensif disponible une valeur particulière avant sa liste.
Le nom de Fernandez-Pardo n’est pas nouveau pour les observateurs belges. Né dans le vivier de la sélection, il a porté le maillot de la Belgique jusqu’au niveau U19 avant de se rapprocher de l’Espagne. À la fin de 2024, il avait confié à Marca que son cœur battait pour la Roja et qu’il voulait jouer pour l’Espagne. Après cette prise de position, il a refusé plusieurs convocations avec les U21 belges en attendant un appel espagnol, un choix qui a laissé la porte belge entrouverte sans jamais la refermer complètement.
Le timing explique aussi pourquoi ce dossier attire autant l’attention aujourd’hui. Nathan Ngoy a obtenu ses deux premières sélections chez les A en mars 2025, tandis que Thomas Meunier totalise 78 sélections, rappelant qu’une partie du groupe de Garcia est déjà bien installée. Mais l’attaque, elle, reste un chantier. Dans ce contexte, le message public adressé à Fernandez-Pardo ressemble moins à une simple politesse qu’à une tentative de garder un joueur en orbite au moment où la Belgique doit trancher ses derniers choix.
La suite dépendra moins du bruit autour du dossier que de la liste que Garcia doit dévoiler vendredi. Si Fernandez-Pardo y figure, la Belgique aura réussi à rouvrir un dialogue avec un joueur qui s’était clairement tourné vers l’Espagne. S’il n’est pas retenu, le message de mercredi restera comme le dernier geste visible d’un pays qui cherchait encore à se donner une chance.
