Roland-Garros 2026 changera sa manière d’attribuer les wild-cards du tennis fauteuil. Les 21 et 22 mai 2026, un tournoi de qualification se tiendra au Lagardère Paris Racing pour distribuer les deux places offertes au tableau principal, avec six femmes et huit hommes engagés dans cette sélection.
Le rendez-vous se déroulera pour la première fois au Lagardère Paris Racing, dans le Bois de Boulogne, à deux pas de Roland-Garros. Chez les femmes, Pauline Déroulède, Charlotte Fairbank, Zoé Marras, Emmanuelle Mörch, Sandrine Cauderon-Paulin et Laura-Line Legendre seront au départ. Chez les hommes, Frédéric Cattaneo, Guilhem Laget, Geoffrey Jasiak, Nicolas Charrier, Clément Miranda, Timothee Da Costa Santos et Romain Boittiaux ont été retenus.
Le principe retenu est celui de la performance. Julien Héricourt explique qu’avant l’arrivée de Marc Kalkman, l’entraîneur national, les invitations étaient généralement attribuées aux joueurs français les mieux classés. Mais les meilleurs classements ne correspondaient pas toujours au meilleur niveau du moment, selon lui. « Nous avons réfléchi aux différentes options pour attribuer ces invitations et notre choix a été celui de la performance sur terre battue », a-t-il indiqué. Les deux meilleurs sur le terrain décrocheront leur billet pour le tableau principal.
Le changement a aussi une portée financière. Héricourt a souligné qu’une invitation pour le tableau principal de Roland-Garros ou du Rolex Paris Masters représente un « énorme avantage financier ». Le tournoi de mai doit donc servir à la fois de préparation pour Roland-Garros et de vitrine pour la discipline. Le format prévoit deux simples dames et quatre simples hommes, avec des matchs à 10h, 12h et 14h, dans un cadre que les organisateurs veulent plus exigeant et plus lisible.
Le choix du Lagardère Paris Racing répond aussi à une contrainte pratique. Roland-Garros doit préserver ses courts à cette période de l’année, tandis que les courts Jean-Bouin seront utilisés pour l’entraînement. La qualification se tient donc ailleurs, mais tout près du site du Grand Chelem, afin de garder le lien avec l’événement principal sans bloquer son organisation.
Cette formule pourrait n’être qu’une étape. Héricourt estime qu’il pourrait y avoir, dans un, deux ou trois ans, un véritable tournoi de qualifications international pour attribuer les wild-cards, sur le modèle de ce qui se fait à l’Open d’Australie. Pour l’instant, le tirage au sort Roland Garros 2026 du tennis fauteuil prend la forme d’un test de mérite sportif. S’il fonctionne comme prévu, il pourrait devenir la nouvelle norme.

