La Cour suprême du Canada a rejeté jeudi la demande de Normand Dubé d’en appeler des peines consécutives qui lui ont été imposées pour l’incendie criminel, des menaces contre des fonctionnaires et le sabotage d’installations d’Hydro-Québec. L’homme surnommé « le pilote des stars » restera donc visé par une peine totale de 16 ans.
Dubé avait été condamné à 7 ans de prison en 2018 après avoir été reconnu coupable de trois chefs de méfaits contre la société d’État. L’année suivante, il a écopé de 9 ans de pénitencier pour avoir harcelé trois fonctionnaires et pour avoir fait incendier leurs résidences. En 2021, la Cour d’appel a ordonné que ces peines soient purgées consécutivement plutôt que concurremment, ce qui a porté la sanction globale à 16 ans.
Le dossier remonte à la panne d’électricité majeure de décembre 2014, causée par des attaques menées contre des lignes et des installations à haute tension à l’aide d’un avion appartenant à Dubé. Plus de 180 000 foyers ont alors été privés d’électricité en plein hiver dans des régions allant de Montréal à la Montérégie, en passant par les Laurentides, le Centre-du-Québec et l’Outaouais. Le sabotage a coûté 28,6 millions à Hydro-Québec et a eu des répercussions qui se sont aussi fait sentir en Ontario et aux États-Unis.
Dubé conteste toujours les faits, les verdicts et les peines qui lui ont été imposés. Mais la décision rendue jeudi ferme un autre recours dans une cause où il a déjà échoué à obtenir une libération en décembre dernier devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada, puis une remise en liberté le 26 avril dernier devant la Cour d’appel.
Sa peine doit prendre fin en 2036, mais il sera admissible à une libération d’office en 2031. Pour l’instant, la plus haute cour du pays laisse intacte la décision qui a changé le calcul de sa condamnation et qui maintient Normand Dubé derrière les barreaux pour encore plusieurs années.
