Lecture: Friedrich Merz critique les États-Unis et provoque la colère de Trump

Friedrich Merz critique les États-Unis et provoque la colère de Trump

Publié
3 min de lecture
Publicité

a lancé vendredi 15 mai 2025, en Bavière, une attaque inhabituelle contre les États-Unis en disant qu’il ne recommanderait pas à ses enfants d’y aller pour étudier et travailler. Devant de jeunes catholiques bavarois réunis à une conférence, le chef conservateur a expliqué que cela tenait à « un certain climat social » qui s’y était « soudainement développé ».

Merz a pris soin d’affirmer qu’il restait « un grand admirateur des États-Unis », tout en ajoutant que son admiration « n’augmente pas en ce moment ». Il a aussi dit qu’« peu de pays au monde offrent d’aussi formidables perspectives, y compris et tout particulièrement pour les jeunes, que l’Allemagne », plaçant son pays en contrepoint d’une Amérique qu’il a décrite comme marquée par un « capitalisme pur ».

Le dirigeant allemand n’a pas seulement parlé d’attractivité. Selon lui, aux États-Unis, « les personnes les mieux formées ont beaucoup de difficultés à trouver un emploi », une remarque qui vise directement le marché du travail américain et le moment politique que traverse le pays. Ces propos, tenus en public devant un auditoire jeune, vont au-delà d’un simple commentaire économique: ils traduisent un refroidissement assumé à l’égard de Washington.

- Advertisement -

Le contexte éclaire la portée de cette sortie. Depuis le retour de à la Maison Blanche, Berlin a pris ses distances avec Washington, et les critiques allemandes se sont accentuées depuis le début de la guerre contre l’Iran. À la fin d’avril, Merz avait déjà jugé que Téhéran « humiliait » Washington à la table des négociations, un ton qui a rompu avec la prudence habituelle de la diplomatie allemande.

Les relations entre les deux capitales ont encore été bousculées vendredi par les attaques de Trump, qui a qualifié Merz de « déplorable » à la tête de l’Allemagne. Le président américain a en même temps annoncé le retrait de 5000 soldats américains stationnés en Allemagne, une décision que Merz a décrite comme attendue depuis longtemps.

Le dossier dépasse donc la simple querelle verbale. Il met en lumière une relation bilatérale qui se tend au moment même où l’Allemagne cherche à défendre sa propre image d’opportunité pour les jeunes, tout en composant avec un allié américain de plus en plus imprévisible. Dans ce climat, les mots de Merz sur les études et le travail aux États-Unis ressemblent moins à une provocation isolée qu’à un signal politique assumé.

Publicité
Partager cet article