Lecture: À Magny-en-Vexin, l’année blanche s’impose dans le Val-d'oise

À Magny-en-Vexin, l’année blanche s’impose dans le Val-d'oise

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À Magny-en-Vexin, la majorité municipale a choisi une « année blanche » pour son budget. Dans cette commune de 6 000 habitants du Val-d'oise, la décision traduit un coup d’arrêt sur les nouveaux engagements après des mois de signaux négatifs venus des financeurs publics.

a résumé la situation avec des mots qui disent l’ampleur du choc: « Depuis avril, le Département freine les subventions », a-t-il dit, ajoutant que « toutes les demandes d’accompagnement sont gelées ». Selon lui, la Région annonce elle aussi « des baisses drastiques », tandis que la a indiqué que le financement avait été « quasiment coupé en deux ». Le maire dit même que la commune a déjà été prévenue qu’elle n’aurait pas l’argent attendu cette année.

Face à cette accumulation de signaux, la municipalité entend « maintenir les projets déjà engagés, tout en ralentissant les nouvelles ambitions ». Autrement dit, ce qui a commencé avance encore, mais tout ce qui dépend d’aides espérées sera revu à la baisse ou repoussé. Le budget à venir devra donc intégrer des coupes, puisque les subventions attendues ne viendront pas compenser les dépenses prévues.

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Dans l’immédiat, la priorité reste le chantier de l’église. Les travaux de la phase 2 se poursuivent et doivent encore durer douze mois avant une éventuelle tranche supplémentaire. Le futur club-house de tennis reste, lui, « un projet toujours en cours ! », mais sans accélération annoncée. La commune porte aussi plusieurs dossiers liés au futur lycée, dont la livraison reste prévue pour 2028, ainsi que l’enfouissement de la ligne à haute tension, des travaux d’eau et d’assainissement, des mises à niveau informatiques et le déploiement d’équipements numériques à l’école Paul-Éluard.

Le vrai sujet n’est donc pas seulement la rigueur budgétaire, mais la capacité de Magny-en-Vexin à faire tenir ensemble ses engagements déjà lancés et les obligations qui l’attendent encore. Pour l’instant, la réponse est claire: la commune serre le frein, conserve ce qui est lancé et accepte une année très difficile.

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