Lecture: Vanessa Wagner prend la tête de La Folle Journée à Nantes pour deux ans

Vanessa Wagner prend la tête de La Folle Journée à Nantes pour deux ans

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a été nommée artiste invitée de , lundi matin à Nantes, et prend pour deux ans la conduite artistique du festival. La pianiste de 52 ans a serré la main de la maire, , au moment de l’annonce.

« J’ai dit évidemment oui, un grand oui. Mon enthousiasme a été immédiat », a déclaré Wagner, appelée à piloter l’édition 2027 d’un rendez-vous qui reste l’un des grands marqueurs culturels de la ville. La 33e édition est prévue du 27 au 31 janvier 2027 et sera consacrée à , à l’occasion du bicentenaire de sa mort. Trois cents concerts sont encore annoncés, mais seulement 120.000 billets seront mis en vente, soit 20.000 de moins qu’à l’habitude.

Le changement intervient après le départ de , fondateur de La Folle Journée en 1995 et figure tutélaire du festival, parti sept mois avant l’arrivée de Wagner. Sa succession avait laissé un vide réel, alors que l’édition de janvier 2025 avait été présentée comme réussie. Depuis cet hiver, l’idée de confier le rôle à une artiste a été retenue avec le soutien de la ville de Nantes.

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La nouvelle organisation marque une rupture nette. La direction artistique sera désormais partagée entre un artiste associé au festival, renouvelé tous les deux ans, et le . L’arrangement doit donner plus de respiration à une manifestation qui continue de tenir malgré un contexte lourd, avec un grand auditorium de la Cité des Congrès de Nantes en travaux jusqu’en 2028 et une édition 2027 en partie disséminée dans la ville, entre théâtres et musées.

Cette bascule arrive aussi après des mois troublés par une affaire de harcèlement et d’ambiance hypersexualisée qui a précipité la chute de Martin et bousculé tout l’écosystème du festival. Wagner, déjà connue de La Folle Journée et passée par la direction artistique du et du , a défendu son choix en des termes simples: « Être à la tête d’une institution culturelle, c’est une démarche de générosité envers le public », a-t-elle dit, ajoutant que le plus grand danger aurait été de voir disparaître un événement aussi emblématique à un moment où la vie culturelle est « malmenée et attaquée ».

Le signal envoyé par Nantes est clair: le festival ne tourne pas la page de son histoire, mais il change de main pour éviter qu’elle ne se referme trop vite. La suite se jouera en 2027, avec Beethoven comme boussole et Wagner comme première cheffe d’orchestre de cette nouvelle formule.

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