Lecture: Banque Centrale : Kevin Warsh prend la tête de la Fed après un vote décisif

Banque Centrale : Kevin Warsh prend la tête de la Fed après un vote décisif

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Le a validé mercredi la nomination de à la tête de la , ouvrant la voie à son entrée en fonction après un simple serment. À 56 ans, l’ancien gouverneur n’a désormais plus qu’une formalité à accomplir avant de prendre les rênes de la banque centrale pour un mandat de quatre ans.

Les républicains, majoritaires dans la chambre haute, ont porté le texte avec le seul appui d’un élu de l’opposition, . La veille, le Sénat avait déjà confirmé l’entrée de Warsh au conseil des gouverneurs de la Fed pour quatorze ans, préparant une transition accélérée à la veille de la fin de la présidence de , attendue vendredi.

Le vote donne à un allié de poids dans sa volonté de peser sur la politique monétaire. Le président américain attend des taux d’intérêt plus bas pour relancer l’économie, alors que la Fed reste chargée d’endiguer une poussée inflationniste toujours au-dessus de son objectif de 2 %. Selon les données disponibles, l’inflation a atteint 3,8 % sur un an en avril, un niveau qui continue de nourrir les débats à Washington.

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Avant le scrutin, a accusé Donald Trump de mener une « croisade contre l’indépendance de la Fed ». Le chef démocrate a prévenu que « alors que la guerre désastreuse menée par ce gouvernement et son programme économique raté font grimper les coûts, Donald Trump ne cherchera qu’à exercer davantage de pression sur la Fed pour qu’elle manipule les taux d’intérêt dans le sens de son seul profit politique ». La ligne de fracture reste nette: d’un côté, la Maison Blanche veut des conditions monétaires plus souples; de l’autre, la banque centrale doit préserver sa crédibilité face à l’inflation.

Le profil de Warsh explique en partie ce choix. En 2006, il était devenu le plus jeune membre du conseil des gouverneurs de la Fed, avant de démissionner en 2011 après avoir rejeté une politique monétaire qu’il jugeait alors trop accommodante. Il a depuis acquis une réputation de banquier central « faucon », davantage préoccupé par l’inflation que par le soutien immédiat à l’activité. Donald Trump avait déjà envisagé de le promouvoir en 2018, avant de retenir Jerome Powell, un choix qu’il a ensuite regretté et attaqué à plusieurs reprises.

Scott Bessent a salué l’arrivée du nouveau patron de la Fed, affirmant que « le président Warsh va ouvrir une nouvelle ère au sein d’une institution qui a besoin de transparence, d’orientations politiques solides et d’un sens du devoir renouvelé ». Mais les sénateurs démocrates disent douter de sa capacité à tenir tête à Donald Trump une fois installé. Le vrai test commencera donc dès cette semaine: savoir si Warsh gouvernera la Fed comme un rempart contre l’inflation, ou comme un homme placé sous la pression permanente de la Maison Blanche.

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