Lecture: Daniel Craig dit que Austin Powers a forcé Bond à se réinventer

Daniel Craig dit que Austin Powers a forcé Bond à se réinventer

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a expliqué en 2014 que la trilogie avait bouleversé la façon dont pouvait revenir au cinéma sans paraître daté. Selon lui, après les années , les producteurs voulaient moderniser l’agent 007 sans casser le mythe, et le pari a été de repartir de zéro avant de réintroduire, étape par étape, les codes classiques de la saga.

L’acteur a livré ces remarques à , au moment où son interprétation de Bond était déjà installée comme une rupture nette avec le passé. Depuis Casino Royale, sorti en 2006, la franchise a pris un virage plus brutal, plus sérieux et plus réaliste, loin du vernis glamour et des gadgets envahissants qui avaient longtemps défini le personnage.

Le poids de cette lecture tient à un constat simple: Austin Powers, la série de parodies diffusée entre 1997 et 2002, a rendu presque impossible le retour d’un Bond joué au premier degré avec ses répliques absurdes, ses excès iconiques et ses inventions extravagantes. Craig l’a dit sans détour: il fallait « détruire le mythe » pour éviter l’auto-parodie, même si cela signifiait couper net avec une partie de l’imaginaire qui avait fait la force de la franchise pendant des décennies.

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Cette idée ne sortait pas de nulle part. et cherchaient déjà à moderniser Bond après l’ère Brosnan, et le redémarrage lancé avec Casino Royale a été pensé comme une reconstruction complète. Quantum of Solace a poursuivi cette ligne, avec un Bond plus rude, plus sanguinaire, plus brutal et plus violent, dans un univers où l’efficacité comptait davantage que le clinquant.

Le paradoxe, c’est que la parodie a peut-être servi de moteur à la renaissance. Austin Powers, en se moquant des films d’espionnage et surtout de James Bond, a forcé la série à trouver un autre langage pour rester crédible au XXIe siècle. Craig, lui, a incarné ce virage avec un personnage qui assumait les coups, la douleur et les conséquences, là où l’ancien modèle reposait encore sur l’élégance invulnérable.

Vingt ans après le lancement de cette mue, la question n’est plus de savoir si Bond devait changer, mais si la franchise aurait eu le courage de le faire sans ce choc venu de la comédie. Les propos de Craig suggèrent que la réponse est non: sans Austin Powers, James Bond aurait peut-être continué plus longtemps dans son ancien costume, au risque de devenir sa propre caricature.

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